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Le journal de mamie Paulette : 20 août 1943

sommaire du journal

Saint-Sozy – Padirac – Saint-Sozy = 47 km      total = 582 km

Ce matin nous quittons les premières l’hôtel après un petit déjeuner préparé spécialement pour nous. Nous partons avec un magnifique melon pour en-cas.

La route que nous choisissons pour aller n’est guère meilleure que celle que nous avions prise pour aller à Rocamadour, mais au moins elle monte rapidement. Contrairement à celle d’hier, des bornes et même des poteaux nous indiquent la route à suivre. Et nous allons le plus vite que nous pouvons malgré un vent qui tout à coup se tourne contre nous. En effet, on nous a annoncé qu’il n’y avait que deux visites dans la journée : une à 10h et une à 4h. Or nous ne voulons pas rater celle du matin. Donc nous roulons, nous marchons, et seul un prunier a le privilège de faire arrêter Jeannine. Le temps de le secouer un peu, nous repartons.

Après une descente très rapide qui nous permet d’avaler les kms nous arrivons au gouffre à 10h moins le 1/4. Il y a d’ailleurs des visites en rapport avec le nombre de visiteurs.
Descente dans les ascenseurs, puis descente au débarcadère (Jeannine est très inquiète…) Avant la montée dans le bateau nous prenons un bain de pied. Puis c’est les 500m de promenade dans la barque, les 600m en continuant de suivre la rivière, la remontée des 160 marches pour arriver à 45m (1/2 hauteur totale) et au passage nous admirons les dépôts calcaire et la flore souterraine. Retour par le bateau. (Nous devons être au moins avec un instituteur) Il ne fait que 13° au-dessus de 0 et nous sommes très bien, nos chandails suffisent grandement.

A la sortie du gouffre, nous nous arrêtons pour déjeuner. Il n’est pourtant que 11h1/4 (remarque : dans tous ces coins où il faut aller au frais, on trouve des WC à la sortie)

Nous déjeunons : fromage / melon énorme / prunes

Comme les fromages sont bons, nous en prenons deux autres pour notre goûter. Puis nous palabrons longuement sur ce que nous devons faire.

La route de ce matin n’était pas merveilleuse mais elle avait l’attrait de la nouveauté : les cochons -propres – s’y promenaient comme chez eux au milieu des rochers qui affleurent terre.

Tout d’abord nous avions l’intention de continuer la visite des grottes, mais, à la vue des 40 et quelques kms que cela représente comme chemin, nous changeons d’idée. Nous reviendrons tout bonnement par la route d’hier qui descend si bien jusqu’à Meyronne.

Plusieurs arrêts marquent la route : dans la montée qui sort de Padirac, en haut de cette même montée, après Alvignac pour ramasser des poires, plus loin pour en manger quelques-unes et malgré cela nous dépassons ceux qui visitèrent avec nous le gouffre.

Nouvel arrêt pour le goûter, non loin de Meyronne. Jeannine tricote sur l’herbe à l’ombre d’un noyer et je la domine d’un petit mur sur lequel je me tiens, paraît-il, parfaitement droite ce qui n’ a pas peu contribué à nous faire rire.

Nous revenons à notre hôtel si gentil et si frais. Nos voisins y goûtent devant des melons (Dieu qu’il y en a !)
Nous montons : Jeannine écrit et je tricote.

Dîner : potage quelques lentilles / jambon fumé / omelette pommes de terre aillées / salade / fromage / melon

Un petit tour avant de se coucher car la nuit dernière, après notre copieux dîner, Jeannine n’a pas bien dormi.

 

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