Les cols de la Ligne de Partage des Eaux Atlantique – Méditerranée

Les fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.

 Arthur Rimbaud

1. Résumé

Tout col qui se respecte se trouve sur une ligne de partage des eaux, mais il en est certains qui se trouvent sur une ligne qui traverse tout le continent européen et resurgit en Afrique du Nord par-delà le détroit de Gibraltar : la ligne Atlantique Méditerranée.

Certes, au sein de la confrérie des Cent Cols existent déjà deux randonnées permanentes en France entre Cluny et le col de Pailhères et en Espagne sur la ‘Divisoria’. Elles consistent à gravir les cols routiers le long de la Ligne de Partage des Eaux entre l’Atlantique et la Méditerranée (acronyme LPE – A/M ou A/M plus simplement).

Plus récemment, Gérard GALLAND a créé un nouveau challenge baptisé Ligne de Partage des Eaux inter-mer des Alpes. Ce challenge comporte de nombreux cols routiers appartenant à l’A/M situés notamment sur les LPE Rhin-Rhône, Rhin-Pô et Rhin-Danube. Dans les zones montagneuses, son tracé est relativement simple, car il suit grosso modo la frontière entre les pays, les régions, départements ou cantons. Dans les régions vallonnées, la séparation entre les bassins hydrographiques est moins évidente et son cheminement est moins facile à déterminer. De cette remarque, nous est venue l’idée de créer un outil capable de définir les lignes de partage des bassins hydrographiques avec précision, afin d’établir la liste des cols situés sur les LPE. A notre connaissance, la liste complète des cols de l’A/M n’existe pas.

Cet article, largement illustré, présente les procédés numériques mis en œuvre pour tracer les LPE avec précision. Grâce à cet outil, le tracé et la liste des cols pourront être distribués aux membres du Club des Cent Cols (CCC) au format kml, facilement téléchargeable sur Google Earth ou au format gpx utilisable sur les plateformes des différents instituts géographiques : Geoportail, SwissTopo ou des projets collaboratifs OpenStreetMap (OSM) et OpenTopoMap (OTM) en licence ouverte (Open Source en jargon).  De nombreuses applications utilisent les fonds de cartes issus de ces portails de cartographie numérique : Openrunner, Alpinquest, IphyGénie, OsmAnd, pour ne citer que les plus connus. Les plus expérimentés d’entre nous utilisent ces plateformes pour préparer leurs randonnées puis pour les réaliser équipés d’un récepteur GPS.

Si le lecteur trouve trop techniques ces descriptions avec des acronymes cabalistiques (kml, gpx, GPS), nous lui conseillons de sauter les pages qui suivent et d’aller directement au §6, où il trouvera les liens hypertextes l’orientant vers chaque pays. En revanche, s’il en a la curiosité, nous lui recommandons de lire les chapitres suivants montrant la numérisation de cette ligne ainsi que les difficultés rencontrées pour l’établir, car ici réside tout l’enjeu de ce projet.

2. Introduction

Tout européen habite plus ou moins loin d’un cours d’eau. S’il suit le fil de l’eau, de ruisseau en rivière puis en fleuve, il aboutira naturellement soit à l’océan Atlantique soit à la Méditerranée ou la Mer Noire réunie à la Méditerranée par l’ouverture du Bosphore, il y a ‘seulement’ 9000 ans. A cette occasion, il aura traversé les villes parmi les plus prestigieuses de son pays et bien souvent il aura conversé avec les riverains en parlant une même langue vernaculaire.

Par contre, s’il forme le projet de rejoindre la Ligne de Partage des Eaux entre l’Atlantique et la Méditerranée, depuis l’endroit où il habite, l’entreprise lui sera beaucoup plus difficile. Il devra se munir de cartes, surligner les cours d’eau, ouvrir des cartes topographiques avec les lignes de niveau pour connaître le sens d’écoulement des eaux (gradient). Dans les cas extrêmes, il devra faire appel aux cartes géologiques, pour connaître le cheminement des eaux souterraines, notamment dans les régions karstiques. Prenons l’exemple d’un Grenoblois qui voudrait rejoindre le col de l’A/M le plus proche.  Au fil de l’eau, il descendra l’Isère jusqu’à son confluent avec le Rhône à Pont de l’Isère, remontera le Rhône, jusqu’à Sarras, puis la Cance jusqu’aux sources de son affluent, le Cançonnet. Il se trouve situé à moins de 100 km de Grenoble, à vol d’oiseau : c’est le col de Charousse (FR-07-1238) (cf. figure 1). Quelle chance en cette période de semi-confinement !

A l’échelle du million d’années, c’est la tectonique des plaques qui a façonné les grands bassins hydrographiques, mais ces derniers ont subi de profondes transformations, lors des dernières glaciations du quaternaire. Il y a 25 000 ans, le niveau des mers se trouvait près de 120 m plus bas qu’aujourd’hui, suite à un refroidissement global d’environ 4°C. Au maximum de la glaciation, nos lointains ancêtres Homo Sapiens pouvaient se rendre à pied en Grande Bretagne pour y échanger leurs marchandises. Il en était d’ailleurs de même vers le Sud entre l’Espagne et le Maroc. La Scandinavie était sous 3000 m de glace et les vallées alpines étaient comblées par des glaciers atteignant 1000 m d’épaisseur. Pendant cette période plutôt froide, Homo Sapiens a conquis tous les continents de la planète.

A la fin de la glaciation, il y a environ 17 000 ans, un puissant fleuve en lieu et place de la Manche était alimenté à la fois par la Tamise, la Loire, la Seine, le Rhin mais aussi l’Elbe. La décroissance radioactive de l’Uranium234 en Thorium230 dans les coraux a permis la datation de plusieurs périodes interglaciaires au cours du réchauffement planétaire. Cette séquence a servi à calibrer un modèle climatique. La hausse de température globale de 4°C en 20 000 ans doit être comparée au réchauffement actuel de 1°C en moins de 150 ans.  Ce ‘feu d’artifice’ à l’échelle géologique, créé par l’Homme, est la conséquence d’une remise massive de CO2 dans l’atmosphère à des niveaux jamais atteints (400 ppm) depuis l’ère tertiaire, il y a 50 millions d’années. Les forages dans les glaces de l’Antarctique ont établi une corrélation très forte entre la teneur en CO2 dans l’air et la température du passé sur une période de 800 000 ans à nos jours, une fluctuation de 100 ppm ayant entraîné une variation de température de 8°C.

3. Numérisation de l’A/M

La méthode courante consiste à tracer point par point la ligne avec un planificateur de parcours, type Openrunner à condition de disposer de la carte des réseaux hydrographiques sur Geoportail ou mieux sur SwissTopo. Parfois, il faudra rechercher le chemin de crête le plus plausible en scrutant l’altitude affichée par le pointeur de Google Earth. C’est la méthode qui a été utilisée pour préparer et illustrer divers articles déjà en ligne sur le site des CTG. Cette activité pourra également séduire quelques passionnés de géographie en période de semi-confinement (et ceux restés rebelles au tout numérique !!!).

Une méthode plus sophistiquée s’appuie sur les bases de données fournies par l’altimétrie spatiale sous forme de Modèles Numériques de Terrain (MNT en anglais DEM pour Digital Elevation Model). En 2014, la NASA et la NGA ont mis à la disposition du grand public les données altimétriques recueillies par des radars RSO à bord de la navette Endeavour au cours de la mission SRTM (Shuttle Radar Topograghy Mission) qui avait volé en l’an 2000. Les fichiers sont de 3 types :

  • SRTM30: résolution de 30 secondes d’arc (926 m de côté à l’Équateur), couverture mondiale et polaire (NOAA).
  • SRTM3: résolution de 3 secondes d’arc (93 m à l’Équateur), 80% des terres émergées, sans post-traitement.
  • SRTM1: résolution d’une seconde d’arc (31 m à l’Équateur), sur une base qui s’amplifie petit à petit.

Les pixels des images, représentant le relief terrestre, sont décrits par leurs coordonnées géographiques la latitude : ɸ, la longitude : ʎ en degrés décimaux et h l’altitude en mètres. L’altitude h est plus exactement la distance normale à l’ellipsoïde WGS84, associé au système GPS. A l’origine, ce système de navigation était pour des raisons militaires volontairement dégradé, mais depuis 2000, le gouvernement américain a donné accès aux codes permettant de se localiser partout sur terre avec une précision de ± 3 m, en quelques sec. Vingt ans après, le nombre de récepteurs GPS se chiffre désormais en milliards. D’autres systèmes coexistent GLONASS, GALILEO, dont la précision est améliorée grâce aux orbites circulaires des satellites et aux horloges parmi les plus performantes du monde.

Sur les figures 2, 3 et 4, nous employons la projection cylindrique équidistante, très simple à mettre en œuvre dans laquelle on range les pixels sur une grille de coordonnées cartésiennes. Dans ce type de projection, seules les distances le long des méridiens sont conservées. L’échelle en latitude (axe Y) est figurée par une barre en haut à droite des figures 5 et suivantes. L’échelle en longitude (axe X) varie en fonction de la latitude. Le fameux ‘cercle’ de confinement se transforme en une ellipse de plus en plus aplatie au fur et à mesure l’on s’approche des pôles. On peut minimiser ce défaut en prenant des projections dites conformes capables de conserver les surfaces et les angles. L’IGN utilise une projection conique conforme de Lambert divisée en 3 zones pour la France métropolitaine. Sur les cartes TOP25 et TOP100, une grille complémentaire UTM en bleu permet de reporter les points GPS (après sélection du Map Datum WGS84).  Google Earth utilise en standard, une variante de la projection Mercator sphérique sous forme de tuiles préchargées.

Pour générer les LPE, nous avons eu recours à une méthode numérique de segmentation d’image par transformée Watershed (WS), selon un algorithme inventé par Fernand MEYER (1994). La transformée Watershed procède par inondation du relief à partir de deux points bas, en l’occurrence l’océan Atlantique et la Méditerranée. Le logiciel simule la montée du niveau de l’eau et relie les minima locaux de proche en proche, qui la plupart du temps sont des cols non référencés. Au final, on obtient 2 lignes contiguës qui convergent vers la ligne de partage (cf. figure 1). Chaque pixel est relié à 1 de ses 8 voisins dans 8 directions possibles N, NE, E, SE, S, SW, W, NW.

En France, le col le plus bas permettant aux eaux de communiquer est le seuil de Naurouze (altitude 190 m), où passe le canal de Midi reliant le bassin de la Garonne à celui de l’Aude. Le second col de communication est le passage via le canal du centre à Montchanin (environ 300 m) entre la vallée de la Dheune, affluent de la Saône et celle de la Bourbince, affluent de la Loire. C’est aussi le point de passage de la ligne TGV Paris-Lyon.

Les deux lignes obtenues à partir des deux points bas choisis sur l’Atlantique et sur la Méditerranée se superposent presque. Par la suite, nous emploierons le vocable WS pour désigner le résultat de ce calcul par opposition à la véritable A/M. Lorsque le point bas se situe hors de la carte, comme la Mer Noire, l’utilisateur doit choisir un point en aval de la confluence de 2 cours d’eau majeurs, de manière à drainer les eaux de tout le bassin versant qu’il étudie, dans ce cas particulier celui du Danube.

Il va sans dire que cette méthode semi-automatique ne donnera de bons résultats que si les géo-données du relief terrestre (MNT) sont de bonne qualité. Ce n’est pas toujours le cas, comme nous le verrons par la suite, à nos dépens. Les fichiers SRTM présentent de nombreuses lacunes. Si la résolution spatiale dépend du maillage (30’’, 3’’ ou 1’’ d’arc), la précision altimétrique est fortement tributaire des post-traitements. Les experts s’accordent à dire qu’elles sont de ± 20 m en zones accidentées et de l’ordre de ± 10 m en plaine (cf. discussion récente sur l’altitude du Col de Sarenne). Une telle précision absolue ne peut être obtenue qu’au prix d’une très bonne connaissance du potentiel gravitaire de la terre (géoïde) qui détermine la trajectoire des satellites. Le géoïde, qui fait ressembler la terre plus à une patate qu’à une sphère légèrement aplatie aux pôles, peut s’écarter de plusieurs 10aines de mètres de l’ellipsoïde de référence. Les topographes réussissent néanmoins l’exploit de faire la métrologie de la surface terrestre à quelques cm près. Pour cela, ils deviennent astronomes physiciens en observant le passage des étoiles, des pulsars, des satellites dans les fenêtres optiques et radio avec des chronomètres d’une précision diabolique.

Sur la figure 2, on voit la ligne WS obtenue pour le Nord de l’Europe avec les données SRTM30 à l’Est du méridien de Greenwich. Ce format permet de couvrir des surfaces importantes. On remarquera les fortes déformations aux hautes latitudes (>60°N) dues à la projection cylindrique.

La figure 3 montre le prolongement de l’A/M en Espagne jusqu’au détroit de Gibraltar en dessous du 50ème parallèle.

La figure 4 montre les différentes LPE de l’arc alpin avec ses 4 tripoints majeurs d’Est en Ouest indiqués par des triangles orange :

  • La Dreiherrnspitze séparant les bassins versants du Pô, du Danube (Donau) et de son affluent la Drave (Drau).
  • Le Passo Lunghin séparant les bassins du Rhin, du Donau (source de l’Inn) et du Pô (source de la Maira)
  • Le Witenwasserenstock séparant les bassins du Rhin, du Rhône et du Pô (source du Ticino)
  • Le rocher des Trois Evêchés séparant les bassins du Rhône et du Pô et du Var (incluant celui de l’Argens).

La figure 5 suivante illustre le tracé des lignes WS par la transformée Watershed sur tout l’Arc alpin depuis les Balkans jusqu’aux Apennins avec les données SRTM 3. L’A/M a une partie commune avec l’Arc alpin sur la LPE Rhin-Danube entre le tripoint du Passo Lunghin et celui du Witenwasserenstock.

En choisissant une meilleure résolution angulaire à 3’’ d’arc (un pixel tous les 93 m en latitude et 66 m en longitude), la ligne WS suit correctement l’A/M, comme nous le verrons plus en détails sur la figure 6 (cercle rouge).

4. Rectification de la Ligne de Partage entre le Rhin et le Rhône

La figure 6 montre le tracé de la ligne WS en Suisse lémanique à plus fort grossissement. L’A/M suit la rive droite du Doubs jusqu’à un endroit où la rivière forme une épingle en territoire Suisse appelé clos du Doubs (cercle rouge). Le Doubs revient en France tandis que la ligne WS tracée file vers le Nord Est, traverse le territoire de Belfort pour rejoindre le Ballon d’Alsace où elle quitte provisoirement l’A/M.  Les cercles bleus indiquent des erreurs de tracé, respectivement numérotés 1, 2, 3.

  1. L’A/M passe au col de Rathevel (CH-FR-1233) au centre du cercle 1.
  2. L’A/M passe plus au Sud par Le Mont Pèlerin et la tour de Gource.
  3. La ligne WS traverse le Talent après avoir hésité sur le seuil du Chalet à Gobet (CH-VD-0872)

5. Particularités topographiques de la Suisse Lémanique

La figure 7 montre la ligne WS avec la résolution ultime SRTM1 (chaque pixel mesure environ 30 m en latitude et 20 m en longitude) après avoir subi les manipulations numériques suivantes :

    1. Le centre du bourg Châtel Saint Denis a été surélevé artificiellement de 10 m. Ainsi la Veveyse de Châtel, dont les sources se trouvent dans une zone marécageuse à l’Est du col de Rathevel (CH-FR-1233), se jette dans le lac Léman (Rhône).
    2. La colline au Nord du lac de Bret (non visible sur la carte) au centre du cercle 2 de la figure 6 a aussi dû être surélevée artificiellement. Par contre, la position du col Chalet à Gobet (CH-VD-0872) reste inchangée.
    3. Les cartes de SwissTopo montrent après un examen minutieux que l’A/M se faufile entre les sources du Talent, affluent de l’Orbe (Rhin) et celles du Flon (Rhône) dont les cours d’eau ont été tracés sur la figure 7. Le tracé de la ligne WS a été remplacé par une ligne brisée.

Notez qu’une déformation relativement modeste du relief permet de faire basculer une rivière d’un bassin fluvial à un autre.  Cette remarque nous invite à réfléchir sur le profond remaniement qui a eu lieu il y a à peine 25 000 ans au plus fort de la dernière glaciation du Würmien, dont nos lointains ancêtres Homo Sapiens ont été témoins. Peut-être, un jour pourra-t-on visualiser ces lentes transformations de la surface terrestre comme on peut le voir sur certaines animations illustrant la dérive des continents. Incidemment, nous encourageons le lecteur à lire, en suivant les liens fournis, les additifs associés au seuil d’Attalens (CH-VD-0753) et au  col des Combes (CH-VD-1569) entre Mollendruz et Marchairuz. Un seigneur de La Sarraz a su exploiter ces particularités topographiques en détournant une partie des eaux du Nozon affluent du Talent (Rhin) vers la Vénoge (Rhône) pour alimenter les douves de son château. De nombreux Vaudois savent qu’à cet endroit se trouve le milieu du Monde immortalisé par le poème de Jean Villars (cf. figure 6b).

6. Génération de la liste des cols situés sur les lignes WS

Le programme Cols sur Trace, écrit et mis à la disposition des membres du CCC par Patrick SCHLEPPI, est remarquablement bien adapté à la génération de la liste des cols. La ‘capture’ des cols appartenant à l’A/M se fait dans une bande de 1000 m de largeur. Le fichier suivant au format gpx peut être téléchargé sur votre planificateur de trajets préféré : Jaman_Givrine_Cols.gpx

Gérard GALLAND a remis en ordre la liste des cols entre celui de la Givrine et celui d’Ayerne.

‘CH-VD-1557’     ‘Col de Porte’ (Poussage)  pas dans kmz

‘CH-VD-1470’     ‘Col du Vuarne’ (Cyclable)  pas dans kmz

‘CH-VD-1228’     ‘Col de la Givrine’ (Routier)            

‘CH-VD-1476’     ‘Creux Devant’ (Poussage)

‘CH-VD-1447’     ‘Col du Marchairuz’ (Routier)

‘CH-VD-1569’     ‘Col des Combes’  (Routier)

‘CH-VD-1563’     ‘Col du Sorcier’  (Poussage) pas dans kmz

CH-VD-1625′     ‘Col du Mont Tendre’  (Cyclable)

‘CH-VD-1312’     ‘Col des Croisettes’ (Cyclable)

‘CH-VD-1306a’    ‘Pré de l’Haut’ (Routier) pas dans kmz, limitrophe, à proximité de la LPE                        

‘CH-VD-1174a’  ‘Col du Mollendruz’ (Routier)                    

‘CH-VD-0872’     ‘Col du Chalet-à-Gobet’ (Routier)
                                                ce col, situé sur le plateau Suisse,  marque la transition du Jura aux Alpes

‘CH-VD-0753’     ‘Seuil d’Attalens’ (Routier)                               

‘CH-FR-1233’     ‘Col de Rathevel’ (Routier)                               

‘CH-FR-1459b’    ‘Col de Villard’ (Routier)   

‘CH-FR-1795’     ‘Col de Trémetta’ (Poussage),  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-FR-1510a’    ‘Col de Belle Chaux’  (Routier)  

‘CH-FR-1518’     ‘Col du Gros Molojy’ (Poussage),  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-FR-1490’    ‘Le Creux’  (Routier)                

‘CH-FR-1782’     ‘Col de Lys’ (Poussage)

‘CH-FR-1560’    ‘Le Creux’ ( Poussage) pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-FR-1536’     ‘Col des Paccots’ ( Poussage) pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-FR-1789’     ‘Trou de l’Etoile’ ( non coté)  pas dans kmz

‘CH-FR-1860’     ‘Pierra Perchia’ (Poussage)

‘CH-VD-1576’     ‘Soladier’ (Poussage) pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-FR-1764’     ‘Perte à l’Etoile’ (non coté) pas dans kmz

‘CH-VD-1512’     ‘Col de Jaman’  (Routier) pas dans kmz

‘CH-FR-1755’     ‘Col de Bonaudon’  (Poussage)  pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-VD-1924’     ‘Col d’Arennaz’ (Poussage)

‘CH-VD-1710’     ‘Passage des Couronnes’  non coté, pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-VD-1889’     ‘Brèche du Tombeau des lièvres’ (Poussage)

‘CH-VD-1832’     ‘Col de Sautodoz’  (Poussage)   pas dans kmz,  limitrophe, à proximité de la LPE

‘CH-VD-1621’     ‘Col de Chaude’ (Routier)

‘CH-VD-1846b’    ‘Pertuis d’Aveneyre’ (Portage), pas dans kmz

‘CH-VD-1465’   ‘Col d’Ayerne’  (Routier)

Les cols peuvent ensuite être téléchargés avec leurs icônes dans Google Earth en ouvrant le fichier   Jaman_Givrine.kml 

ou bien avec les icônes Jaman_Givrine3.kml

Ils apparaîtront dessinés avec les symboles de la figure 8 et superposés à la ligne WS de couleur magenta, supposée représenter l’A/M. Nous utilisons le même jeu de couleurs que ceux de CCway, tout simplement en respectant les indices lus dans la colonne difficulté des catalogues CCC. Rappelons au passage que ces catalogues représentent une source inépuisable et félicitons nos cartographes, sans lesquels notre activité n’aurait aucun sens. Par raison de simplification, les cols ‘acrobatiques’ (code 99) ont été délibérément exclus, mais les accros pourront aisément en reconstituer la liste en superposant dans Google Earth les cols du CCway avec la ligne WS dûment sélectionnée. Nous proposons la couleur orange pour notifier les cols limitrophes pouvant faire l’objet de discussions intéressantes. Nous laissons aux experts le soin de les comptabiliser ou pas. Ces cols peuvent être à proximité d’un tripoint et appartenir à une autre LPE (cas du col de la Pierre Plantée FR-48-1263). Parfois la morphologie complexe du terrain rend difficile toute interprétation, notamment dans les zones karstiques où l’eau trouve meilleur compte à s’infiltrer dans le calcaire plutôt que de creuser le lit d’un cours d’eau. Enfin, la couleur violette signale la présence d’un panneau Ligne de Partage (en allemand Wasserscheide) sur OpenTopoMap (affilié à OpenStreetMap) au demeurant fort utile pour valider le tracer de la LPE mais insuffisant pour élever ce point de passage au rang de col, selon les règles du CCC.

7. Conclusion et mises en garde

Pour commencer, nous proposons à titre d’essai les fichiers kmz et gpx d’une portion de l’A/M en Suisse Lémanique, qui comme vous l’avez vu nous ont donné pas mal de fil à retordre.

Les pays à l’étude sont l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la France, l’Espagne et le Maroc. Les articles à venir sont en cours de rédaction.

Une extrême vigilance doit être accordée à ces calculs à l’ordinateur fondés sur des modèles de cartographie numérique MNT (en anglais DEM) qui présentent encore beaucoup de défauts. Alors, quel meilleur conseil que d’aller vérifier vous-mêmes sur le terrain !

Dernière information, l’Office fédéral de topographie SwissTopo planifie le libre accès aux géo-données de base avant 2023. D’ores et déjà, les bassins versants sont disponibles en ligne sous le thème OFEV : Office Fédéral de l’EnVironnement (ou BAFU : BundesAmt Für Umwelt). Les MNT suisses sont aussi téléchargeables avec une résolution de 200 m de côté.

Remerciements

Je tiens en premier lieu à remercier Gérard GALLAND, qui a su éveiller en moi un intérêt particulier pour les Lignes de Partage. Je remercie également Denis CHOUQUET STRINGER qui a eu la patience de corriger les lourdeurs du texte, mais surtout d’en souligner les incohérences. L’aide de François BEAUDUCEL de l’Institut de Physique du Globe de Paris pour l’extraction et l’exploitation des fichiers SRTM a été déterminante. J’ai également eu le plaisir de bénéficier de l’aide de Graham CUTTING. Sans les logiciels CCway et Cols sur Trace, travail commun de Mario LABELLE, Patrick SCHLEPPI et Daniel BOSSARD, ce projet aurait été impossible à réaliser.

Pour terminer, je recommande de visiter le site de Pierre Louis BLAIX, président fondateur de l’Association Ligne de Partage, qui a fait un travail encyclopédique sur ce thème géographique et qui est à l’origine du traçage de l’A/M sur le continent européen depuis les Carpathes (Pologne) jusque dans l’Atlas Marocain. Son travail nous servira de référence notamment pour lever les incertitudes qui ne manqueront pas de surgir.

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