sortie vélodiver du 16 janvier 22 – carrément cotonneuse !

Alors que ce mois d’avril s’assure que nous n’avons pas oublié ce qu’est l’hiver, il me revient en mémoire une des rares sorties de type « Vélodiver » du CTG, que nous avons classé dans notre mémoire comme étant originale par ses conditions.
C’était le premier jour où Grenoble voyait le soleil, après cette longue période de température inversée, avec le soleil en montagne, et la purée de pois dans les vallées, à laquelle s’ajoutait la pollution des humains. D’autant plus rageant que la météo nationale affichait pour les Alpes, un soleil radieux (vous vous souvenez de ça ?). Ce n’était pas faux, mais seulement pour ceux qui vivaient ou se baladaient au-dessus des 1250 mètres d’altitude…
Donc, pour rompre cette interminable période peu propice aux sorties à vélo, nous ne pouvions pas laisser passer ce premier jour de soleil sans réagir. Annie et moi proposions alors un tour modeste, au départ de La Terrasse, pour cheminer bien à l’adret en direction de Chapareillan puis dans les vignobles jusqu’au Lac Saint André. Un petit tour sympathique quoi, dans la fraicheur de saison mais au soleil…
Seul un super vaillant a répondu à l’appel et a saisi son vélo pour nous accompagner. Mais, au sortir de l’agglomération grenobloise nous avons été nous-mêmes … saisis d’un doute, pendant que notre cerveau s’emplissait de points d’interrogation, puis de points d’exclamation. C’est que cet anticyclone ne nous avait pas prévenu que la Métropole avait payé sa cotisation, mais pas les communautés du Grésivaudan … Résultat : un brouillard à couper au sabre dans la vallée !

En fonçant vers La Flachère on voit mieux les lignes blanches

L’entrain un peu amoindri, nous décidâmes de persister, pour voir. A La Terrasse, nous n’avons pas vu, mais nous avons sentu… le taux d’humidité qui s’adonnait à de la contrebande de froid à travers la frontière de nos

à La Flachère nous pouvions effectivement observer Le Gd. Arc et le Mont-Blanc ainsi que le grand glacier du Grésivaudan, comme dans le bon vieux temps !

sous-vêtements (température jusqu’à -1°). L’assurance encore  un peu amoindrie, nous décidâmes de persister, pour voir. Après tout nous allons monter sur les coteaux, et là, nous verrons le Mont-Blanc avec nos lunettes de soleil…
Il est vrai que juste avant le sommet de La Flachère, nous avons quitté le brouillard. Mais il est vrai aussi que juste après La Flachère nous avons replongé sous la couverture. A Barraux, c’était encore jouable, mais ensuite il nous fallait descendre de quelques 20 mètres d’altitude pour attraper la route de Chapareillan. Et là, l’épaisseur du brouillard devenait attentatoire à notre sécurité. Les grandes tiges d’herbe sèches  sur les prairies désertées accueillaient 1 cm de givre pour mieux faire “Noël”. Finalement, à Chapareillan, nous avons rendu les armes, mais conservé notre vélo pour retourner à La Terrasse par le même chemin (c’est finalement assez rare au CTG de pratiquer un aller et retour sec – quoique « sec » n’est pas vraiment le bon terme). Meilleur choix tout de même, car avec La Flachère nous avons vu le soleil deux fois !

En remontant de Barraux vers La Flachère, le brouillard s’estompe devant tant d’ardeur

Coup de chance au retour, Saint Vincent de Mercuze était sortie du Brouillard, ce qui nous a permis de faire du tourisme culturel au pied du monument érigé en l’honneur d’Ernest Doudard de Lagrée, marin explorateur et scientifique, né à Saint Vincent de Mercuze. sa vie
A part pour Christian, moins ignorant que nous sur l’histoire dauphinoise, cette sortie écourtée nous aura au moins fait connaitre cet illustre personnage.

Pour conclure ce périple inhabituel et un peu cotonneux, comme rien n’avait tourné rond jusque-là, nous nous sommes arrêtés au Carré pour une boisson chaude.

Doudard de Lagrée connaissait bien la Tonkinoise. ça vous étonne ?

textes & photos: Alain

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