Des vignobles au milieu des noyers – samedi 13 mars 2021

Après une sortie sacoches sans sacoche et une rando des ravioles sans ravioles, nous partons en reconnaissance de la rando des Vignobles du Grésivaudan… sans vignobles, ou presque !

Par opportunisme, et puisque le parcours passe à ma porte, Pascal et moi rejoignons notre groupe parti vingt minutes plus tôt de l’ASPTT Montbonnot. Covid oblige nous avons aujourd’hui une multitude de groupes pour 27 inscrits respectant les consignes gouvernementales et les mesures barrières. J’ai donc laissé filer un premier wagon avant de prendre celui dans lequel je me suis dûment inscrit.

Dans la fraîcheur du matin mais réchauffés par un soleil éclatant nous montons tout d’abord vers le château de la Veyrie via le château des Eymes, rejoint par Jean-Michel auréolé de la gloire de nous avoir rattrapé après un départ différé dû à un problème mécanique d’Evelyne. Itinéraire classique ensuite vers le Touvet, via le château de Bernis à Crolles.

Rencontre avec Daniel du côté de Lumbin

Nous rencontrons Daniel à proximité de chez lui : il n’a pas pu s’empêcher d’aller voir les copains après la préparation de son camping car pour une courte escapade cette semaine !

Nous n’irons pas au château du Carré de la Terrasse mais passerons à proximité de celui du Touvet. On comprend dès lors pourquoi la vallée du Grésivaudan est surnommée « la vallée aux 100 châteaux ». Alors, pourquoi ne pas nommer notre rando « Rando des châteaux du Grésivaudan » car de vignoble nous n’en avons aperçu qu’à St Ismier, St Nazaire les Eymes et Bernin mais en parcelles plutôt réduites.

Jacques tout seul dans l’abribus

Tous devant la gare du tram

Une courte mais rude montée par l’allée du Château (du Touvet) nous conduit à St Vincent de Mercuze puis au château de Montalieu (encore un !) avant de longer la Flachère par l’ancienne voie du tram nous conduisant au pique-nique, le restau local (le Pas du Facteur) étant, bien sûr fermé, nous nous rabattons sur nos sandwiches, profitant d’un abribus et de la gare du tram pour nous protéger du vent qui se lève, annonciateur d’un changement de temps.

Il parait qu’on voit le Mont Blanc

Descente rapide sur la Buissière et ses vignobles, heu non, plutôt des noyeraies ! Long retour face au vent via la V63, jusqu’à Goncelin où j’avais repéré 10 jours avant, qu’un bar pourrait nous servir des cafés, et à nouveau quelques kilomètres le nez dans un vent de plus en plus fort jusqu’à Tencin (et son château de Monteynard !) où se profile la montée ver La Pierre (château Vieux), lieu habituel du contrôle de ravitaillement de notre rando.

Jean-Michel dans la côte de la Pierre

Notre groupe est homogène et nous décidons à l’unanimité de poursuivre vers les Adrets par la route de Prapoutel curieusement peu fréquentée en ce samedi hivernal. Devant quelques hésitations de Jean-Michel, je lui certifie que les pourcentages n’excèdent pas 7%. Il faut dire que les 14% que nous venons d’affronter nous ont quelque peu émoussés en ce début de saison.

Halte à côté des poubelles …

En fait, la pente est un peu plus soutenue et, d’après mon compteur, se maintient entre 8 et 9%. Mais Jean-Michel ne semble pas m’en vouloir alors qu’il nous rejoint pour une pose sur un parking à containers poubelles choisi judicieusement par Jacques pour sa table à piquenique (mais pas pour son odeur !). Un bref effort après la traversée du ruisseau des Adrets et nous nous faisons bien secouer dans une descente rapide mais très dégradée vers Brignoud.

Village des Adrets

Reste un bout de la RD523 et son important trafic routier vers Villard Bonnot avant de bifurquer vers la voie verte des berges de l’Isère via quelques pistes cyclables inédites pour moi à travers la zone Industrielle du Versoud.

Pascal et moi faisons alors nos adieux au groupe qui file vers Montbonnot et remontons sur St Ismier avec en point de mire, la tour d’Arces, vestige d’un château fort de la fin du XIIe siècle.

Belle balade par un temps finalement clément et en bonne compagnie !

En complément, Christian J. nous propose :
– le cyclotourisme peut mener à des découvertes passionnantes : Patrimoine historique et géologique de saint-nazaire-les-eymes
– le parcours illustré relive en 3D

 

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3 Commentaires

    • Jacques WALD sur 15/03/2021 à 10:48
    • Répondre

    Excellente sortie et commentaire exhaustif.
    Bourguignon de naissance, je souscris pleinement à la proposition du changement de dénomination de notre randonnée. En matière de vignobles, cela sent effectivement un peu l’arnaque lorsque l’on pense que l’on bifurque même avant Chapareillan et ses AOP……
    Mais l’important c’est d’y croire et de participer.

  1. Avec un si beau récit, de belles photos, j ai toujours des regrets lorsque je manque les sorties clubs.

  2. Partis un peu plus tôt que vous, nous avons pleinement profité de la belle matinée ensoleillée qui avait jeté de nombreux cyclistes sur les routes du Grésivadan. A midi nous étions à Fort Barraux où nous avons pique niqué et commencé à ressentir le vent et la fraîcheur s’installer. Retour par la rive droite de l’Isère de Pontcharra à Goncelin -non sans nous être fourvoyés sur la rive gauche qui s’achève en cul de sac. Après Tencin nous sommes passés à La Pierre mais arrivés sur la grande route de Prapoutel nous avons, contrairement à vous, bifurqué à droite vers Villard-Bonnot. Retour au bercail à Meylan après 93 kms et 744m de dénivelé.

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