Balcon de l’Obiou 30 septembre 2021

 Encore une fois, pour une sortie CTG, les absents auront eu tort (sauf peut-être nos amis qui avaient choisi, et le VTT, et la Tarentaise pour s’aérer en ce dernier jour de septembre). Les magnifiques photos de Gérard P  et des Desgranges peuvent attester des superbes conditions de réalisation de ce qui aurait pu également être intitulé Tour du Trièves.

Il faudra malgré tout, en toute honnêteté, mentionner un ciel plutôt bouché au départ et une température de saison et ce,  jusqu’à ce que les pentes s’élèvent quelque peu. Il en fallait plus pour refroidir les ardeurs de votre serviteur certainement parti « un peu léger » de Grenoble.  Au final, nous (3 dames et 8 messieurs) sommes donc partis de Clelles sous le coup des 9h30 non sans avoir eu quelques difficultés pour caler les différents GPS au sortir de la place de la Mairie (on aurait dit une scène d’un film de Jacques Tati!) et ainsi rejoindre la départementale, pour mieux retrouver le chemin de Monestier du Percy. Il faudra également souligner que malgré une majorité d’ «Assistés » (6 sur 11), la troupe allait rester solidaire et groupée jusqu’aux abords de Treminis, comme sur l’intégralité du parcours. Rencontre du jour : ce fut lorsque la pente s’est accentuée entre Château Bas et Château Mea que nous avons eu le plaisir de croiser une famille : une biche et 3 faons dont le plus petit fermait la marche. Il faut dire que les chasseurs attendaient au pied levé 1 km plus tôt et 1 km plus loin….. Caramba ! encore raté !

Allez, fini de rigoler, le col de Mens 1 110m nous attendait dans ce véritable cul de sac, source de l’Ebron, au pied du Grand Ferrand 2758 m et de la Grande tête de l’Obiou 2789 m que nous n’allions pouvoir admirer qu’un peu plus tard lorsque les nuages se seront définitivement « fait la malle ». Effectivement, à l’occasion de la petite boucle au pied du col, passé Saint Baudille et Pipet (*), qui différenciait petit et grand parcours, le soleil a fait son apparition pour un 1er point de vue sur le Mont Aiguille face à nous.

(*) Pour la traditionnelle et inévitable minute culturelle de chaque CR : Saint Baudille est un des lieux où se situe l’action de Un roi sans divertissement de Jean Giono ; la Provence, terre de prédilection de l’écrivain, n’est finalement pas très éloignée de cette pointe la plus méridionale du département de l’Isère où nous nous trouvions.

Revenons à nos moutons ou plutôt au crocodile

qui nous a accueilli dans son parc pour une pause pique-nique bienvenue sous le soleil désormais très présent à Mens.

Enfin, il a bien fallu à certains un petit café pour se donner la force de s’attaquer au raidard (13 à 15 % sur quelques secteurs) de la journée dès la sortie de Mens avec la montée de la Croix, puis St Genis (sur le chemin de la Pierre des sacrifices……) et atteindre un balcon pour « embrasser » par une vision à 180° le Trièves avec le Vercors pour horizon.

Nous avons ainsi compris pourquoi cette petite route était souvent parsemée de bancs appelant sans doute à la  méditation. Je passerais très vite sur une crevaison qui a failli disperser la troupe, mais le col à venir allait permettre un regroupement général. Ce ne serait pas le dernier car avec un profil de (petites) montagnes russes, nous avons atteint le col du Cornillon (885 m) puis Lavars et son superbe point de vue sur la massif du Vercors.

Il y avait lieu désormais de franchir une nouvelle fois l’Ebron pour boucler la boucle avec un retour à Clelles par un faux plat montant somme toute très roulant car nouvellement bitumé. Cette route devait permettant aux « AE » de tester par moment leurs vitesses, il est vrai qu’ils s’étaient calés très solidairement toute la journée sur le rythme des « Musculaires » ou « Mécaniques ».  Et en conclusion et réclame du jour , qu’elle fut agréable la petite mousse en terrasse ensoleillée, au Bistrot de la Place à Clelles après 72 km et 1600 m (quand même) de dénivelé

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1 Commentaire

    • Jacques WALD sur 02/10/2021 à 10:00
    • Répondre

    Je suis désolé pour les spécialistes qui n’auront pas manqué de remarquer qu’il n’y a aucune photo du massif de l’Obiou, ce qui est un comble au vu de l’intitulé de la sortie. A notre décharge, nous avions beaucoup plus de recul par rapport au Vercors.

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