Week-end sacoches Via Fluvia du 25-26 sept 2021 Ou comment les CTG font fi des prévisions météo

Patrick L nous en avait parlé à la mi-juin lors du week-end en car dans le massif du Pilat, il l’a fait et bien fait. Qu’il en soit vivement remercié. Nous étions finalement 23 sociétaires (9 dames et 14 messieurs) pour un parcours global d’un peu plus de 160 km et 2 300 m de dénivelé (si mes comptes sont justes)

 

C’est le départ pour deux jours

J1 – Le départ fut donné à l’heure prévue de St Marcel–lès-Annonay après des retrouvailles sur ce parking sans trop de charme, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande…

Nous allions avoir droit à un petit échauffement pour atteindre le barrage et le lac du Ternay, non sans avoir craint un instant que la chasse aux CTG était ouverte…. Ce n’était heureusement que le stand de tir local en pleine activité ce samedi matin. Le temps était parfait et nous devinions que cette journée serait idéale pour collectionner les cols. Le 1er allait nous tendre les bras assez rapidement, le col du Banchet (678 mètres) avec les 1ers rayons de soleil et la descente sur Bourg-Argental (pour mémoire, le point d’arrivée de notre précédent week-end dans la région). Il allait être temps de nous mettre en accord avec le thème de la sortie, à savoir la Via Fluvia. Il s’agit d’une voie verte reprenant le tracé d’une ancienne voie ferrée métrique qui aura vécu une cinquantaine d’années pour s’éteindre au début de la seconde guerre mondiale. Si cette voie représente l’assurance de ne jamais avoir de pente supérieure à 6 %, il est nécessaire cependant d’ »aller la chercher ». Et comme celle-ci se situe à flanc de crête dominant la vallée de la Déôme dans un secteur encore en cours d’aménagement, il fallut quelques efforts pour la rejoindre. Nous avons eu l’occasion de vérifier que ces voies avaient nécessité la construction de nombreux ouvrages  comme ponts ou viaducs toujours plus spectaculaires les uns que les autres. Nous avons connu un premier intermède avec l’ascension du 2nd col, le col du Tracol (1030 m) en abandonnant ainsi une partie non encore réhabilitée (il s’agit d’un tunnel transformé actuellement en champignonnière). Une fois avoir basculé sur l’autre versant, nous allions retrouver l’inévitable et traditionnelle cattinade représentée par une zone non bitumée plutôt pierreuse qui permit à l’organisation de tester un « gravel » flambant neuf, n’est-ce pas Patrick ? Le pique-nique, initialement prévu dans l’ancienne gare (magnifiquement décorée et réhabilitée) du Riotord , sera finalement repoussé jusqu’au bourg suivant où manifestement les pique-niques sont fréquents, les places « chères » mais les tables pratiquement dressées à notre attention. Ce fut dans une foulée une poursuite de la via Fluvia en passant par Dunières, station clé du Vélorail du Velay pour une boucle passant par Lapte et Grazac. Nous allions ensuite traverser une première fois le Lignon avant de le retrouver aux abords de notre étape du soir Le Moulin de la Papéterie.

Au départ du gîte dimanche matin

Quand c’est bon, c’est Haribo disait le slogan, les fraises Tagada nous attendaient-elles à l’arrivée ? Que nenni, seulement le charmant accueil de nos hôtes propriétaires de ce superbe gîte dont les fondations datent de la fin du XVII ième siècle. Des hôtes qui ont poussé leur sens de l’hospitalité jusqu’à offrir à nos montures des chambres à coucher pour la nuit, une nuit qui se promettait d’être orageuse et humide.

 

J2 – 1ère surprise, au matin, le temps n’était que légèrement frais et finalement relativement peu humide mais nos hôtes allaient rester persuadés que nous ne resterions pas à l’abri des gouttes en ce premier dimanche automnal.

Après une pause technico-logistique, certes un peu longue à Tence, il allait être temps, sans fanfaronner, de se diriger vers St Bonnet-le-Froidl'entrée de St Bonnet le froid pour faire démentir définitivement les promesses et augures météorologiques. Nous avons ainsi rapidement tourné le dos aux nuages qui allaient se disperser et découvrir sous le soleil le 1er col de la journée, le col du Sapet (1 089 m), un cadre superbe et on ne peut plus discret. Ce fut ensuite une litanie de cols « descendants », diront les spécialistes, qui aura en tout cas provoqué un éparpillement des forces en présence, aidé en cela il est vrai, par la crevaison de notre ami Fernand. Je ne citerais ici que le col culminant du week-end à 1 244 m, le col du Rourey. La troupe allait finalement se retrouver pour le pique-nique à Lalouvesc, ville étape marquante de l’Ardéchoise, décorée sur le thème de notre sport préféré. Une visite rapide de la basilique Saint-Régis d’un style néobyzantin  avant de plonger pour de longues descentes vers le Rhône, aura permis d’admirer un point de vue remarquable sur les Alpes, certes quelque peu dans les nuages (il est vrai que Grenoble était sous la pluie et nous au soleil !) Dans ce secteur du Nord Ardèche, je mentionnerais la traversée rapide d’un superbe village, Vaudevant, ses maisons en pierre et son restaurant bistronomique renommé La Récré dans l’ancienne école du village, et le dernier col de la journée et du week-end que nous voulions tous terminer en beauté, le col du Tracoulet 644 m (petit mais costaud en fin de journée). La traversée peut-être un peu laborieuse et  mouvementée d’Annonay allait malgré tout nous permettre de retrouver la Via Fluvia et sa vallée des inventeurs pour cette dernière étape jusqu’à St Marcel-lès-Annonay. Sur les traces des frères Montgolfier, nous allions border les anciennes usines du célèbre papier Canson et terminer par une traversée expresse du village médiéval de Boulieu-lès-Annonay pour retrouver nos véhicules et amis ayant emprunté un parcours raccourci.

Bilan des courses : un superbe parcours au sec bénéficiant d’une excellente fenêtre météo (en apprenant plus tard que les orages n’avaient pas épargné l’Ardèche ce week-end)

Photos de Patrick et Fernand      .

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2 Commentaires

  1. Bonjour, je viens de lire votre récit. Question; le tunnel du Tracol transformé en champignonnière est il actuellement ouvert au public ? Cyclable ?

    Cordialement et merci.

    Bruno Saulet

    1. Non, le tunnel n’est pas ouvert au public (cyclo ou pas)

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