Col de Cochette ou Col de la Cochette ?

texte : Jacques Wald
photos : Jacques Wald et Hervé Perez

La différence (si je me réfère à Google) est sensible tout particulièrement pour un cyclotouriste en début de saison : le 1er qui fait communiquer vallée du GELON avec celle du COISIN s’élève à 587 m (voir photo), et le 2nd qui, s’il permet une vue sur le moyen Grésivaudan, se situe malgré tout à 1 317 m. Ce n’est pas la même chose….

Soyons rassurés, nous sommes partis de PONTCHARRA pour affronter le 1er col cité (malgré l’intitulé de notre randonnée) dans la bonne humeur, par une matinée bien grise et surtout assez fraîche.  Après une 1ère respiration aux Mollettes, nous avons pu parcourir les hameaux savoyards agrémentés de somptueuses demeures situées le long de ce vallon du COISIN, véritable porte de la SAVOIE. Passé VILLARD D’HERY, nous nous sommes gaillardement réchauffés dans cette ascension (objet de la randonnée du jour) sans difficulté majeure. Regroupement au sommet et bascule sur la vallée, cette fois, du GELON sur une aimable route en balcon.

Cette boucle nous permettra d’«enfiler » les VILLARDS, comme certains enfilent les perles jusqu’à BETTON BETTONNET, sans rapport avec la famille VICAT. Nous ne sommes cependant pas éloignés du monde des Travaux Publics car à l’origine de ces 2 paroisses associées, il y a le terme « Bitumen » signifiant terrain noir et boueux. Effectivement, nous avons pu le constater à chaque champ fraîchement labouré.

Disciplinés, nous avons scrupuleusement respecté la pause casse-croûte à BOURGNEUF. Il faut dire que s’y trouve une excellente boulangerie ouverte à cette heure le dimanche, certains ont également en mémoire une pizzeria mais la conjoncture actuelle n’y est pas propice. Nous avons absolument respecté les gestes barrières lors du pique-nique en allant jusqu’à en encager 2 d’entre nous. Retour sur l’autre rive du GELON avec les VILLARD-LEGER, VILLARD-MOUGIN, … jusqu’à LA ROCHETTE en laissant LA TABLE de côté et le Val des Huiles au pied de la Chaîne des Hurtières.

Il est désormais temps de s’affranchir d’une des dernières difficultés avec la montée d’ARVRILLARD. A l’arrivée, nous sommes nombreux à nous rappeler une pause-café, casse-croûte ou bière au Café du VAL PELOUSE, malheureusement tristement clos en cette année troublée.

Seule bonne nouvelle, un soleil timide semble percer le voile gris qui nous accompagne depuis le matin pour retrouver l’Isère, rejoindre ALLEVARD et la montée du MOUTARET au pied de la Tour du TREUIL (ancien donjon d’un château). Ce faux plat montant devient même anecdotique pour un groupe heureux de plonger sur SAINT MAXIMIN et PONTCHARRA.

Il n’aura pas fallu rater le diverticule (suivant le Larousse : chemin se détachant d’un sentier de GR pour conduire à un point donné) nous menant à la Tour d’AVALON érigée par les Chartreux (encore eux…) en 1895 sur les vestiges d’une place forte delphinale du XIIe siècle. Ce petit parcours pourra ici rappeler certaines circulades languedociennes.

Poursuite du parcours historique (pour ceux qui n’auront pas été aspirés ou grisés par une descente directe vers le point de départ, n’est-ce pas Hervé) avec la route de BAYARD au plus près du château, véritable porte d’entrée de la vallée du GRESIVAUDAN.

Jacques WALD – sortie du 27 mars 2021

La tour d’Avalon

 

 

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1 Commentaire

  1. Je reprends : Quel plaisir d’apprendre plein de choses de notre géographie proche en restant calé au fond de son canapé ! Merci Jacques pour ces diverticules, ces précisions sur l’origine de Betton-Bettonet, nom de pays qui m’a toujours intrigué…

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