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Juil 19

Week-end Sestrière – Mont Cenis 14-15 juillet 2018

Depuis le temps qu’ils en rêvaient de ses pistes et de ses 2000 sur cette route mythique des Alpes italiennes. Pourtant, que la montagne est belle….

Du rêve à la réalité. Nous voici donc à pied d’œuvre en ce matin de fête nationale à Cesana-Torinese au pied de l’impressionnant Mont Chaberton que nous laisserons en paix aujourd’hui !

Une quinzaine de CTG ont choisi ce point de départ pour se hisser vers Sestrière au terme de 700 m d’une grimpette agréable dans la fraicheur de ce matin de juillet, tandis que les 2 Jean-Pierre descendent vers Susa pour escalader le col de la Finestre par son côté de plus terrible.

La plupart d’entre nous choisissent d’accéder à Sestrière par le car au volant duquel, Manu, notre chauffeur se pliera avec bonheur à toutes nos exigences ! Nous enfourchons donc nos vélos à l’entrée de la station à 1980 m d’altitude pour franchir, 1 km plus loin, le col de Sestrière à 2027 m. Au moins, celui-là ne nous aura pas demandé beaucoup d’efforts !

Il en va tout autrement de la suite pour 4 d’entre nous puisque je suis accompagné de Viviane, Marick et Claire pour bifurquer en direction du col Basset par la route de l’Assietta réservée aux vélos les samedi et mercredi de juillet-août : 450 m à prendre sur une piste bien caillouteuse dont les pourcentages oscillent entre 7 et 10% avec quelques pointes à plus de 13 qui nous obligeront à un peu de marche à pied avec nos vélos typé « route ». D’abord en forêt, la piste s’élève rapidement au-dessus de la vallée qu’empruntent les copain(e)s qui descendent à Pourrière avant de rejoindre notre itinéraire non loin du sommet de la Finestre.

Mais revenons à notre ascension où Maurice et Alex, partis de Cesana, nous rejoignent à mi pente. Le paysage se dégage peu à peu, laissant apparaître une partie du domaine skiable de Sestrière. Un arrêt tous les 100m de dénivelé est salutaire pour soulager nos carcasses de cet effort nécessitant une concentration sans commune mesure à ce que nous ferions sur le bitume. Nous voyons quelques VTT dont pas mal de VAE mais pas un seul vélo de route…

Le col Basset ou plutôt le sommet de la montée qui le domine largement, nous accueille à 2474 m, soit 450m franchis en 5,5km de montée. La vue est remarquable, notamment sur la suite de la piste à flanc de montagne, toujours au-dessus de 2300 m et dont les points bas marquent chaque col de la crête qui sépare le val Cluson du val de Suse.

C’est fois-ci nous y sommes ! la piste alterne les vues grandioses sur les 2 vallons avec un revêtement correct dans cette partie nous permettant un enchaînement de « 2000 » de rêve, bien conforme à nos espérances. Nous pique-niquons au mont Genevris, au sommet de la seconde bosse de cette route où nous serons doublés par une colonne de 4×4 français, irrespectueux du règlement qui leur interdit l’accès de la route, et des cyclos qui l’empruntent.

Les nuages de plus en plus présents nous enveloppent totalement alors que nous parvenons au col de l’Assietta et la plus grande partie de la descente se fera dans le brouillard tandis que quelques gouttes commencent à tomber. A part un tronçon plat et très roulant, cette descente est un véritable calvaire pour nos machines et nos pauvres articulations endolories. La piste semble être constituée de pierres plates posées sur la tranche qui nous secouent de manière insupportable. Nous y perdrons beaucoup de temps car notre vitesse n’est guère plus élevée qu’à la montée ! Marick y fera une chute heureusement sans gravité malgré sa longue expérience de ce genre de chemin.

Nous rejoignons enfin le goudron et en profitons pour nettoyer nos vélos couverts de poussière collée par la pluie qui devient persistante alors que nous accédons au refuge « Alpe Pinta » où Jacques et jules buvaient un café 2 heure auparavant. Nous restons bien l’abri le temps que l’averse passe et c’est sous un demi soleil que nous escaladons les 4 km qui nous séparent du col de la Finestre dont des stèles font référence du Giro qui l’emprunte régulièrement.

Mais le temps se gâte à nouveau et 8km de piste boueuse nous attendent. Comme la pluie s’invite à nouveau, le pilotage est délicat et hommes (et dames) et machines sont bientôt crépis par une boue grise. Cependant, c’est une autoroute à comparer de ce que nous venons de franchir et nous effectuons des pointes de plus de 30 km/h afin d’échapper à l’orage dont le tonnerre se fait de plus en plus inquiétant.

Au Colleto, nous retrouvons le bitume, un ruisseau et une fontaine pour tout nettoyer à nouveau. Marick se délecte d’un bain de pied dans l’eau glacée tandis que nous aspergeons nos belles mécaniques avant que la boue ne prenne en béton !

S’en suit une descente interminable aux multiples lacets et dont la pente et fait l’une des plus dure d’Europe. Nous pensons à nos 2 Jean-Pierre qui sont passés là tout à l’heure.

Arrivé à Susa, le car n’est pas au rendez-vous et un coup de fil au chauffeur est nécessaire pour le faire revenir à la surprise des copains qui s’y trouvent et s’apprêtaient à en descendre à Novalesa.

Glace pour certains, course pour d’autres et… rien pour moi pour cause de chauffeur pressé par sa limite d’amplitude quotidienne. Marick et moi prenons le car salutaire afin d’éviter les 350 m à grimper sur une route pas toujours drôle, pour parvenir à l’Hôtel de la Poste à Novalesa. Hôtel plus que rustique mais dont la vétusté est heureusement compensée par l’abondante nourriture du dîner et la gentillesse de l’accueil. Après un repas bien arrosé une promenade nocturne dans le village nous permet d’en apprécier le patrimoine bien mis en valeur.

Renonçant à imposer une heure de départ, je propose pour le lendemain un départ libre jusqu’à 9h, n’imaginant même pas que la plupart des costauds partiraient avant les autres. Et comme ils n’avaient pas l’intention d’attendre aux points de rendez-vous, nous ne les reverrons pas de la journée.

En attendant nous nous acheminons vers les plus gros raidards du weekend sur plus de 600 m de dénivelé. Une route tranquille mais aux pourcentages redoutables nous conduit vers le Lago Grande, lac enchanteur de Moncenisio (suivi du Lago Piccolo que seul Rémi verra). Il est vrai qu’Openrunner annonçait des pentes à 19% mais en réalité autour de 15% pour les plus raides.

C’est donc un peu émoussés que nous retrouvons le car à Bar-Cenisio (douane italienne) mais, tel les footballeurs français du Mondial 2010, la grande majorité refuse de sortir du car : un vent de rébellion souffle !

Ils ne sortiront qu’au poste frontière Français, sans doute une crainte inavouée de reconduite à la frontière, tel des migrants que nous sommes sur cette terre transalpine. La aussi, je ne verrai personne comme si le car qui nous a doublé ne nous avait pas vu ! Alors je grimpe sous une pluie inattendue jusqu’à dominer les splendides eaux turquoise du lac du Mont Cenis pour retrouver le car au belvédère, sous le soleil revenu. C’est alors que j’apprends que le groupe « Jules » est parti depuis 10 mn en direction du col du Petit Mont Cenis. Un SMS des costauds m’indique qu’ils ont plongés directement sur Lanslebourg, effrayé par les 3 gouttes de pluie tombées au mauvais moment pour eux car ils ont 20 mn d’avance.

La route vers le col est splendide, les vaches constituent un premier plan de choix pour photographier le lac aux rivages colorés par une flore généreuse. Je rencontre tour à tour Chantal puis Thierry sur cette montée facile mais balayée par un vent contraire qui m’oblige à puiser dans des réserves que je vais bientôt reconstituer. Le paysage est magique, quel bonheur de pouvoir en profiter ! Allez, plus qu’un dernier raidard et voici le col à l’issue d’une courte piste où je croise « ceux qui n’attendent pas Patrick ». Qu’importe, j’y retrouve Jules qui a une idée derrière la tête : descendre à Bramans par le Val d’Ambin. Jacques se joindra à lui mais auparavant, nous profitons d’un bon pique-nique à la Ferme des Coulours, nous sommes entre 15 et 20 à nous retrouver malgré les départs multiples et l’utilisation opportune du car.

De retour au col du Mont Cenis nous entamons notre dessert routier par une descente rapide sur une route bien dessinée et sans circulation. Rien à voir avec le versant italien avec ses motos pétaradantes et les voitures frôleuses !

De retour à 14h30 à Lanslebourg, nous partirons un peu après 15h en récupérant Jules et Jacques à Bramans, heureux de leur escapade qui fit quelques jaloux…

C’est vers 17h30 que nous parvenons à l’Hôpital sud après avoir suivi dans le car une partie de la fameuse finale qui verra la victoire les bleus. Vive les bleus, vive la république et vive le CTG !

Variante muletière du col du Petit Mt Cenis à Bramant via Le Planay.

Par Jacques Collina

Lorsque nous sommes arrivés au col, après les photos d’usage, Jules a évoqué avec Marie Do le souvenir d’une de leurs premières sorties vélo ( … il y a bien longtemps !!! ) au cours de laquelle ils avaient rejoint directement Bramant où ils avaient laissé leur voiture.

Il n’a pas fallu longtemps pour que l’idée de retenter l’aventure ne s’installe dans nos têtes … Après en avoir parlé à Patrick, le ‘G.O.’ de la sortie, et vérifié avec lui que nous avions de bonnes chances d’arriver à Bramant avant le car, nous avons choisi de suivre à nouveau les traces d’Hannibal et de ses éléphants.

Pourtant après quelques centaines de mètres, c’est la civilisation moderne qui marque dorénavant son emprunte par la présence d’une cabine téléphonique pour mobiles qui nous permet de prévenir Fernand de notre escapade muletière. Tout de suite après le sentier devient trop escarpé pour que nous puissions rester en selle, et c’est à pied que nous commençons la descente au milieu des rhodos et des œillets …

La pente et soutenue, nous perdons rapidement de l’altitude, les prairies fleuries laissent la place à la forêt où nous perdons définitivement la vue sur les glaciers qui nous dominaient depuis le départ. Portages et poussages se succèdent au rythme des changements de terrains, mais le bonheur d’être là nous fait avaler sans hésiter tous les endroits délicats. D’autant que notre descente est ponctuée de panneaux évocateurs qui racontent l’histoire de cette armée qui aurait franchi les alpes par cet itinéraire il y a bien longtemps avec des éléphants.

C’est à proximité du refuge du Suffet que nous retrouvons une piste roulante qui nous mène rapidement au Planay et à la route qui relie ce hameau au village de Bramant dans la vallée, que nous atteignons au moment où le car est sur le point de partir de Lanslebourg.

La chaleur étouffante a remplacé la fraîcheur des alpages, il nous faut bien une bonne petite glace en terrasse en attendant qu’il nous rejoigne avec tout le groupe qui lui n’attend qu’une chose : le début de la finale …

DIAPORAMA

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