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Oct 09

route et col du Sommeiller alt 3009 m

Gérard Galland, grand maître des cols devant l’éternel

Gérard GALLAND vous a déjà parlé du 1 er jour ( samedi 29 septembre )  de ce WE VTT des 29 et 30 septembre 2018 au dessus de Bardonnechia . Membre des 100 cols depuis la 1 ère année de sa création et avec 3300 cols à son actif ,Gérard est le plus qualifié pour vous parler de cols, de  routes stratégiques tracées à la fin du 19 ème siècle, de ligne de partage des eaux….. Gérard est tellement passionné par l’histoire et la géographie qui ont façonné la montagne, que l’on pense qu’il a déjà franchi son 1 er col à sa naissance …..

Je vous parlerai ici de la seconde journée du WE, qui consistait à gravir le col Sommeiller . Ce col qui n’ était qu’ un point de passage pour randonneurs avertis entre le val d’Ambin ( Bramans en haute Maurienne ) et la vallée de la Dora di Bardonnechia qui prend sa source dans la vallée Etroite en amont de Bardonnechia, n’est devenu un col routier qu’en 1960, par la passion d’un moniteur de ski de Bardonnechia qui voulait enseigner le ski en été sur le glacier Sommeiller .

Après maints palabres  la veille au soir au sujet de l’option grand ou petit parcours, 3 décident de partir de l’hôtel Bellevue  pour remonter comme la veille , à la station de Bardonnechia 2000 , ou ils retrouveront les 13 qui y sont montés en voitures .

L’option qui consiste à monter par la route revêtue qui part de Bardonnechia pour atteindre la station haute de Bardonnechia 2000 est très intéressante par comparaison avec la route qui partant de Bardonnechia remonte le cours du torrent Rochemolles en passant par le village du même nom. Il faut tout de même prendre 600 m de D+ en 6 km, mais il n’y a que très peu de voitures et motos….ce qui n’est pas le cas de l’ option Rochemolles !

les lacets au dessus du refuge Scarfioti

De la station haute ( qui accueillit  en mai dernier l’ arrivée de l’avant dernière étape du tour d’Italie que remporta Chris Fromme en solitaire ) une piste forestière quasiment horizontale, nous conduira en 3 km  un peu en aval  du barrage de Rochemolles et quelques ponts de bois très étroits franchissent des torrents et interdisent la circulation des 4 x 4 ou quads.

Au niveau du barrage de Rochemolles, la route devient quasiment plane sur 2 km, avant de se redresser en passant sur la rive droite du torrent , à l’approche du refuge Scarfioti . Un chaud soleil vient nous réchauffer, au même titre que la pente qui atteindra  bientôt les 10 % .

Un peu avant le refuge, alors que la végétation de mélèzes a fait place à des fayards rabougris , 1 couple de jeunes Briançonnais nous interpelle avec son maxi télescope sur trépieds couplé à un smartphone , planté au bord de la piste . Il sont venus passer la nuit ici pour suivre les cerfs en ruts  en quête de compagnes . Alors Jean…. le brame que nous entendions dans la montée, ce n’était pas le meuglement de vaches  en quête de taureau ….

Daniel n’a pas le temps de regarder les cerfs qui brament

Nous pûmes assister sur  petit écran et grossissement, à la poursuite d’un grand cerf  aux trousses de biches  effarouchées .

Le refuge Scarfioti est situé dans un écrin de verdure, au bord d’un petit lac , au pied d’une cascade descendant dans un cirque grandiose en face ouest du Rognosa d’Etiache . Nous y passerons à quelques 200 m , mais pas besoin de s’y arrêter car en cette fin septembre, il est déjà fermé .

Les 16 lacets que nous devons affronter maintenant sont très resserrés et plutôt coriaces. La piste devient très raboteuse et pentue avec des passages à 12 %, mais heureusement nous nous élevons rapidement et la vue splendide nous donne du courage et nous rassure quant à la distance déjà parcourue. Nous avons déjà fait 14 km et il n’en reste plus que 12 …..!

Peu à peu la végétation de myrtilliers rougis fait place à la caillasse et au sable fin et clair. Des motos par groupes de 6 ou 7, mais aussi de puissants 4 x 4 Allemands nous dépassent dans un nuage de poussières que le vent emportera assez rapidement …heureusement.

Il y a même une courte descente et un plat sur quelques centaines de mètres, puis la montée reprend de plus belle et les cailloux de la piste prennent la taille de boules de pétanque qui roulent sous nos pneus .

le Sommeiller, plus haute route d’Italie

Le sommet semble reculer alors que nous avançons ….mais la troupe  CTG composée de vaillants sexagénaires  ..et même septuagénaires ne capitulera pas ! Les arrivées se succèderont entre 11 h 30 et 13 h 30, selon la vitesse d’ascension, les poses photos ou la traque du cerf qui brame ….

Certains faisait leur 1 er Someiller, d’autres leur 4 ème ou 5 ème, mais pour toutes et tous la même joie  de vivre un moment inoubliable à la force  de son corps, de ses muscles et de sa volonté .

Cerise sur le gâteau, l’ami Gérard, apôtre du dieu créateur des cols, arrivera en nous annonçant que le Sommeiller culmine bien à 3009 m et en sus comporte  2 cols pour le prix d’un seul effort : le col est et le col ouest, distant l’un de l’autre de quelques dizaines de mètres seulement .

Après une brève collation tirée de nos sacoches et en pleine bise glacée, la descente se fera un peu plus rapidement que la montée et surtout sans aucune crevaison ! Ceci n’étant pas toujours le cas dans des sorties sur route bien revêtue ….

Allez les amis ( ies) on se donne rendez vous là haut avant 10 ans ?

dernier lacet du col

Daniel va t’il se mettre à l’eau ?

p

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ah qu’on se les gèlent ici !

ce qu’il reste du glacier Sommeiller

 

 

 

 

 

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