BRO Club le 15 juin 2014

texte écrit par Patrick Lacheau

18 CTG dont 3 dames se sont retrouvés à d’Allemont pour le BRO club. Nous sommes finalement une dizaine à opter pour le col du Solude et nous diriger vers Rochetaillée. Il fait frais et les températures estivales de la veille ne sont plus qu’un souvenir. Au premier coup de frein Hervé casse son câble de frein arrière. Qu’importe, boudant le câble bien oxydé que lui tend généreusement Gérard, il décide de ne plus freiner… que du frein avant. Les lignes droites vers la Paute sont vite avalées et la montée vers Ornon s’avère un hors d’œuvre nécessaire pour réchauffer nos muscles. Quelques cyclistes allégés nous doublent promptement avant la pause précédant l’ascension vers Villard Reymond. La route se relève alors sérieusement enchainant d’abord les lacets puis de longues traversées coupant d’inquiétants couloirs d’avalanche du côté de Combe Crose. Mon GPS oscille entre 9 et 10% de pente. Il parait que l’ancienne route, sur l’autre versant, étaient plus redoutable encore (15%).

La vallée aux flancs terriblement escarpés offre un paysage grandiose et oppressant sous un couvercle nuage vers lesquels nous nous dirigeons. On se demande comment on a pu bâtir des villages et des routes dans cette nature âpre et menaçante. Tandis que je ruisseau gronde on aperçoit ça et là quelques névés sur le Taillefer tout proche. A nouveau quelques lacets vers la Grande Balme et la forêt cède la place aux alpages de Villard Reymond. On n’imagine pas qu’il y avait ici autrefois un damier de champs cultivés. Je vois enfin le village ou les copains nous attendent. Avec ses maisons de pierre aux abords parsemés de lupins, il ne manque pas de charme, comme sa minuscule Mairie dont la place servira d’écrin au contrôle du BRO la semaine prochaine.

broclub2014-300x169Nous quittons Villard Reymond par le chemin conduisant au col du Solude que les plus téméraires grimpent à vélo. Alors que nous nous engageons dans la descente sur une piste à 15%, un énorme tracteur attelé à une gigantesque remorque en sort. Impressionnant, mais cela prouve au moins la viabilité du passage. Il en est pas moins vrai que ce chemin aérien est très impressionnant et enthousiasmant, malgré le brouillard qui nous prive aujourd’hui de la vue plongeante sur Bourg d’Oisans, mille mètre plus bas. Nous cheminons ainsi vers Villard Notre Dame où l’aviateur Henri Giraud à ouvert une altisurface malgré l’escarpement de la montagne. Un café est avalé à la Cabane de la Latte dont la terrasse offre une vue panoramique sur la vallée, les Grandes Rousses et le balcon de l’Armentier (lorsque le temps s’y prête), et nous descendons vers Bourg d’Oisans par une route abrupte. J’imagine la dextérité d’Hervé pour négocier cette descente avec son seul frein avant !

Nous croisons un rassemblement de WW Coccinelles alors que d’impressionnantes cascades se dévoilent dans un lacet. Nous plongeons littéralement vers le bassin de la Romanche dont le fond plat révèle l’existence d’un ancien lac. La route redevient aérienne et la faible hauteur des parapets n’est guère rassurante. Nous parvenons au premier tunnel non éclairé dont l’ouverture semble n’être qu’une fracture dans la paroi. Ma frontale n’est guère efficace et les lumières du groupe nous guident tant bien que mal. Idem pour les 2 suivants dont le dernier, beaucoup plus long, nous est heureusement éclairé par les phares d’une voiture de cyclos belges qui passait par là. Sensations garanties. Encore quelques kilomètres et Bourg d’Oisans nous accueille pour le pique-nique avec ses multiple boutiques de vélos. Nous sommes chez nous, avec l’accent hollandais en plus !

J’arrête là mon récit car je n’aurai pas le courage de remonter sur Huez, comme le font les ¾ de notre groupe. Cela ne nous empêchera pas de prendre une bonne averse avant de rejoindre Allemont.

texte écrit par Patrick Lacheau

Visionner le diaporama (photos de Patrick Lacheau)

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