Col d’Izoard – Ski de fond et Fat Bike

 

20 février 2020

Le Col d’Izoard (FR-05-2360) est un haut lieu du cyclisme et du cyclotourisme … et un de mes cols préférés.

J’apprécie son escalade en été, à vélo de préférence par le sud (Brunissard, Casse Déserte) mais également en hiver, à ski de fond par le nord, depuis le Laus, hameau de Cervieres.

En hiver la D902 est dégagée jusqu’au Laus (1745 m) ; ensuite la route enneigée est transformée en voie multimodale ouverte aux skieurs (fond et randonnée), aux piétons et aux luges.
(Du Laus au refuge environ 7 km, du Laus au col environ 8 km).

Du Laus au refuge Napoléon (2290 m) elle est séparée en 2 voies, dans le sens de la montée, a gauche  voie réservée aux skieurs de fond (ayant acquitté la redevance – duo : 20 € pour deux personnes) avec trace pour ski alternatif et zone damée pour le skating (très bien !) et a droite une zone damée pour piétons et luges (des luges sont prêtées par le refuge aux clients pour la descente).
Entre le refuge et le col la trace ski de fond est parfois en mauvais état.

Photo prise du refuge Napoléon (2280 m), sous le Col d’Izoard

Nous sommes donc montés à ski de fond au col d’Izoard, le jeudi 20 février 2020 et avons eu la surprise, de découvrir un nouveau moyen d’accès hivernal au Col d’Izoard : le Fat Bike à assistance électrique. Nous en avons vu 9 : 1 adulte seul, un groupe de 3 (un adulte et 2 enfants de 13 et 10 ans) et un groupe de 5 (sans doute une famille 2 adultes et 3 ados). Tous sont montés et redescendus par le versant nord.

Ce même jour dans un message sur la liste de diffusion du Club des Cent Cols,  Henri Dusseau (Président honoris causa du CCC) conseillait « bienveillance et  respect de toutes les pratiques ». Je m’abstiendrai donc de porter un jugement sur ce type de pratique, mais s’il se développe, il faudra sans doute revoir l’aménagement des pistes …

Quelques photos sur la route de l’Izoard

 

Share

Interview d’Olivier Ruchier, responsable VTT du club

Interview d’Olivier Ruchier, par Francis Larribe

Monsieur VTT du CTG
Olivier RUCHIER

49 ans,  marié à Nathalie, père de trois filles, Chloé, Amélie et Coralie, toutes vététistes confirmées,  Olivier Ruchier est le Monsieur VTT au Conseil d’Administration du CTG. Voici ses propositions pour la saison 2020.

  • Pourquoi du VTT au sein d’un club de Cyclotourisme ?

Parce que ce sont deux façons complémentaires de faire du vélo.  Deux façons différentes qui ont chacune leur charme particulier. Personnellement je suis passionné par les deux.

  • Que proposez-vous pour cette année 2020 ?

Première chose à savoir : nos sorties sont accessibles à tous les niveaux de pratique, du  vététiste débutant au confirmé. Nous avons au calendrier une vingtaine de dates dans la saison de mars à novembre. Avec Daniel Cattin qui propose également des parcours et notamment un week-end entier fin septembre, nous voulons faire découvrir l’immense potentiel VTT de notre région avec des circuits exceptionnels, des points de vue à couper le souffle.

  • Mettez-nous l’eau à la bouche.

Par exemple, nous irons faire les Crêtes du Barioz, le tour de Chamechaude, le plateau d’Amparis.  Plein d’autres choses toutes plus belles les unes que les autres.

Share

Jamais 2 sans 3.

Samedi 25 janvier 2020                                                                                (un récit de Jacques WALD)

3ème sortie de l’année impulsée par Nicolas pour un nouvel après midi détox et mise en jambes.

Nous n’étions que 7 dont une représentante de la gente féminine, Fabienne pour un retour sur les contreforts du Vercors. Les conditions climatiques étaient plutôt favorables. Il n’y avait pas la brise fraîche de la semaine dernière et la température dépassait parfois les 10 degrés.

Départ donc de l’Hôpital Sud à 13 heures pour une boucle qui ressemblait bigrement à celle du dimanche 12 janvier. – A un détail près…… la montée de Champagnier au sortir d’Echirolles pour se mettre en jambes. Il faut ensuite retrouver les berges du Drac le traverser au Pont de Claix direction Allières, Varces et enfin Vif via la plaine de Reymure. Nous avons pu tester un nouveau revêtement rendant encore plus agréable ce secteur très roulant jusqu’à Vif.

Vif : 1er stop involontaire pour la 2ème crevaison de l’année.

Pas de photo d’étape, notre président-photographe ayant choisi les pentes enneigées de Serre Chevalier à la pollution du bassin grenoblois. Mais le Comité directeur était représenté par Patrick.

Ce fut alors le quart d’heure sportif avec, pour atteindre les Saillants du Gua, une petite boucle avec 2 passages à près de 20%, Patrick annonçait 18,8 % très précisément. Il était temps de faire demi-tour en empruntant la longue descente de la N75 pour retrouver à Vif le parcours d’il y a 15 jours et réaliser un dernier petit effort pour remonter à St Georges-de-Commiers. Une fois le Drac franchi à Champs, la montée pour atteindre Haute Jarrie fût avalée sans souci. Les plus véloces ont voulu réaliser une petite boucle à Jarrie pour ajouter quelques dizaines de mètres et ainsi « sécuriser » les 1.000 mètres de dénivelé de la sortie. Il ne restait plus qu’à laisser filer en passant par le golf international de Bresson, pour retrouver la ville, mettant ainsi fin à une superbe sortie de 4 heures et d’un peu plus de 60 kms.

Merci encore à Nicolas et au plaisir de se retrouver, pourquoi pas plus nombreux, pour une prochaine sortie.

Jacques W.  

Share

10 C.T.G voulurent donner du vélo à leur santé…

le groupe des 10 moins le photographe

Samedi 18 janvier, comme il faisait trop beau pour aller au cinéma, 10 CTG du groupe « véloce » décidèrent d’un commun accord et sous l’impulsion de Nicolas, de faire un petit tour en vallée du Grésivaudan, côté soleil de préférence.

Départ à 13 h de l’anneau de vitesse de Grenoble, passage à 13 h 20 à la passerelle de l’ile d’Amour et direction Goncelin par les petites routes et voies vertes passant par les Semaises , Crolles, les marais de Monfort, le chemin de l’empereur, la V 63, et retour au point de départ à 17 h après 70 km et 320 m de D+ …seulement.

La chaine de Belledonne resplendissait comme un collier de perles sous le soleil d’hiver, la pédalé était   alerte et joyeuse, mais jamais dans une allure forcée, sachant  que l’on partait ensemble et que l’on arrivait ensemble.

1 ère crevaison de l’année 2020

Alban vécu sa 1 ère crevaison de l’année 2020 et constata que sa chambre à air neuve …restée pliée une bonne année au moins était fendue à la pliure . Quant à Jacques, il goutât  amèrement sa 1 ére chute de la saison, mais heureusement en bon rugbyman, le roulé – boulé il connaissait encore.

Cette sortie sans prétention nous permit de constater le bon état des chaussées empruntées, et surtout de l’excellent nouveau fléchage des voies cyclables du Grésivaudan amont.

Merci : Nicolas, Alban, Alex, Jacques, Philippe, Marie Claude, Henri, Laurent, Hassina.

La prochaine fois, parions que les 10 deviendront  20 et avec la parité ?

resplendissante chaine de Belledonne

 

Share

Une nouvelle promotion de cyclos CTG formés au PSC1 le 18 janvier 2020

Les participants écoutent attentivement leur formatrice

Le nombre de titulaires du « diplôme » au PSC1 se densifie au fil des années chez les CTG, et c’est une excellente nouvelle !
C’est tellement important d’avoir les bons réflexes lorsque nous sommes confrontés à une situation d’urgence, qu’elle soit dans un cadre privé, public, ou  associatif en ce qui concerne nos sorties vélo.
Nous devrions peut-être même nous assurer qu’un titulaire du PSC1 au minimum soit présent à chaque sortie…

comment poser un garrot

10 CTG  étaient volontaires cette année pour consacrer une journée de formation, ce samedi, de 8h à 12h et de 13h à 17h,  c’est bon signe !
5 féminines : Laurence, Fabienne, Christiane, Chantal et Odile
5 masculins : Bernard, Albert, Alain, Jérôme et Jean-Paul
Jeanne Tiffaine, notre formatrice nous a concocté un beau programme, alternant habilement théorie et pratique.

Alain s’étouffe, mais Odile n’est pas loin pour appliquer les bons gestes

Un rapide tour de table a permis à chacun de s’exprimer sur ses motivations.

Le matin, nous nous sommes préoccupés des différents numéros d’alerte et de leur particularité : 18 pour les pompiers, 15 pour le SAMU, 112 pour l’ensemble de l’Union Européenne et le 114 (accessible uniquement par SMS ou Fax) destiné aux personnes ayant des difficultés à entendre ou à parler.
Et nous voici plongés au coeur de la formation, qu’il est préférable de vivre que de lire, c’est pourquoi nous ne la détaillerons pas dans ce compte-rendu.

Avant la pause casse-croûte de midi, en apéritif, nous nous sommes offerts quelques situations où les talents d’acteurs se sont déjà manifestés.

Non, ce n’est pas une fessée, mais un geste qui sauve un bébé de l’étouffement

L’après-midi, nous abordons les sujets cruciaux traitant des arrêts cardiaques, étouffements, hémorragies etc…  en évaluant et commentant nos propres réactions après chaque scène.

Et nous repartons,  conscients de l’utilité de cette journée, en possession de notre « diplôme » et d’un fascicule offert par la Protection civile.
Merci à Jeanne Tiffaine pour ses compétences, la clarté de son discours et sa patience pour répondre à toutes nos questions… et elles étaient nombreuses !

 

Entraînement aux compressions thoraciques et à l’utilisation du défibrillateur

Share

résolution 2020 : bouger plus et manger moins …pour le groupe « sorties véloces »

le groupe (moins le photographe) à St Paul de Varces

Dimanche 12 janvier 2020         (un récit de Jacques WALD)

1ère sortie de l’année post réveillons et épiphanie, c’est-à-dire post foie gras, dinde, bûches et galettes.

Ce sont 6 courageux qui ont accepté la proposition de Nicolas pour une sortie sous un soleil finalement très agréable, pour une sortie placée donc, sous le signe de la détox.

Le parcours choisi au pied du Vercors a d’abord été un dédale entre le Drac et les autoroutes d’accès à Grenoble. La  1ère étape fut ainsi St Paul-de-Varces, sa place de l’église, sa vue sur Belledonne, donnant ainsi l’opportunité à Jules de réaliser la 1ère photo de l’album 2020 des sorties du CTG.

L’ étape suivante fut l’étape la plus méridionale avec la traversée de Vif et pour commencer à tourner le dos au soleil faire demi-tour à St Georges-de-Commiers. C’est à ce moment que les vallons plein nord nous ont rappelé que le fond de l’air était somme toute, assez frais. Les bordures de route avant d’atteindre Champ sur Drac étaient souvent bien blanchies par le gel.

Puis en bons CTG, le dénivelé pour atteindre Haute Jarrie a été avalé sans souci, pas de souvenir finalement des agapes propres au changement de millésime. Il ne restait plus qu’à laisser filer en passant par le golf international de Bresson très peu fréquenté, pour retrouver la ville.

Ce sont donc 2 dames et 5 messieurs après prés de 50 km et 500 m de dénivelé positif qui se sont ainsi retrouvés au point de départ.

Merci encore à Nicolas et au plaisir de se retrouver, pourquoi pas plus nombreux, pour une prochaine sortie.

                                                                         Jacques WALD.

sous le château de bon repos…pour admirer et souffler…

les adhérents du groupe « sorties véloces » savent aussi prendre le temps de vivre…

Share

galettes, cidre et cinéma pour la 1 ère réunion de l’an 2020

Après la trêve des confiseurs et les agapes de Noël et jour de l’an,  plus d’une centaine de sociétaires se sont retrouvés ce jeudi soir 9 janvier 2020 à la salle Ninon Vallin, lieu emblématique de nos réunions hebdomadaires .

Il est de tradition de déguster ensemble la galette de l’épiphanie, arrosée d’un gobelet de cidre brut .

Pour rassasier tout ce monde, il fallut 18 galettes , 18 litres de cidre, 6 litres d’eau pétillante et 3 litres de jus de fruit …

Il faut dire que la soirée commença par la projection cinématographique du film du BRA 2019 en présence de son réalisateur Jean Michel SERVE. De l’avis de tous les présents, ce court métrage de 33 ‘ est un chef d’ oeuvre  qui raconte en 1/2 heure  ce qui s’est passé en 1 ou 2 jours selon les options et au cours de 10 à 16 heures de selle !

Jean Michel SERVE réalisateur du film BRA 2019…et de nombreux autres films à retrouver dans « archives BRA »

Cette projection fut aussi accompagnée de près de 200 photos de notre ami Jean Paul VIAL, chauffeur du cinéaste qui avait le temps de prendre en photos les bénévoles à la tâche …lorsqu’ il s’ arrêtait .

C’est sûr qu’un BRA ou BAC, ça donne soif et faim, même en revivant l’épopée devant un  grand ou petit écran.

Pour ce qui est de l’incontournable photo des reines et rois de la soirée, je ne peux pas vous dire  pour quelles raisons nous ne savons rien !  Aucun roi ni reine n’a été retrouvé, la fève entre les dents ou toussant avant de l’avaler…

Peut être, les fèves étaient elles des louis d’Or ?

DVD BRA / BAC 2019 en vente au prix de 3€ (5 € avec frais d’envoi)

pochette du DVD BRA 2019

Jean Paul VIAL photographe du BRA 2019

Share

Les infractions en conduisant un vélo

Monsieur Roland Pérez ( Europe 1)

nous rappelle nos obligations sur un vélo.

Pouvons nous téléphoner sur un vélo ?

Une assurance est-elle obligatoire ?

Puis-je perdre des points sur mon permis de conduire ?

Je vous invite à lire la suite .

Share

Les lignes de partage des Eaux « Inter-fleuve » des Alpes françaises

en collaboration avec Christian Jeandey                   

  LPE Rhône – Var, Loup, Siagne, Argens, Arc, Touloubre
  LPE Var – Roya, Paillon
  LPE Paillon – Roya et LPE Careï – Roya

Diaporama (quelques photos et schémas illustrant cet article)

Du Mont Dolent au Mont Saccarel, la frontière franco – italienne est définie par la ligne de partage des eaux Méditerranée occidentale – Adriatique ; le traité de Paris de 1947 a toutefois repoussé la frontière au-delà de la LPE versant italien annexant à la France plusieurs territoires (dont le plateau du Mt Cenis, la Vallée Etroite, le Mont Chaberton).

La LPE Méditerranée occidentale – Adriatique sépare à l’est le bassin du Pô, de ceux – à l’ouest du Rhône, du Var et de la Roya. Une description détaillée de cette ligne de partage « Inter-mer » est disponible dans un  article précédent.

L’objectif du présent article est de s’intéresser aux LPE « Inter-fleuve » des Alpes françaises, c’est-à-dire :

  • entre d’une part le Rhône (ses affluents et sous affluents rive gauche) et d’autre part le Var (et ses affluents rive droite) et les fleuves côtiers le Loup, la Siagne, l’Argens, l’Arc et la Touloubre.

          et

  • entre le Var (et et ses affluents rive droite) et la Roya (et ses affluents rive droite) et également entre  le Var et le Paillon et entre le Paillon et la Roya.

Note : pour les LPE inter-fleuve, il a été choisi de citer en premier le fleuve dont les affluents rive gauche s’écoule à partir de la LPE (donc en second le fleuve dont – sauf rares exceptions – les affluents rive droite s’écoulent à partir de la LPE).

La LPE Rhône – Var

Le Rocher des Trois Evêques situé entre le Col de Larche (FR-04-1991) et le Col de la Lombarde (FR-06-2350a ou IT-CN-2351) est le tripoint hydrographique Pô, Rhône, Var.

De la LPE Rhône – Var partent,

    • versant Rhône des affluents et sous-affluents de la Durance: l’Ubaye, puis son affluent le Bachelard, le Verdon, et ses sous-affluents par l’Artuby dont la Lane.
    • Versant Var: la Tinée, le Var,  la Vaïre affluent du Coulomp, l’Estéron et son affluent la

La LPE Rhône – Var démarre donc du Rocher des Trois Evêques d’où elle s’oriente vers le sud-ouest, en définissant la limite entre les départements des Alpes de Haute Provence et des Alpes Maritimes et en séparant la vallée de l’Ubaye au Nord de celle de la Tinée puis du Var au sud.

Elle passe successivement par les cols et sommets suivants :

LPE RHÔNE – VAR     du Rocher des Trois Évêques au Col des Champs

  • Col des Granges Communes (FR-04-2513), situé sur la M64 dans la descente du col de la Bonette en direction de St Etienne de Tinée,
  • Col de la Bonette (FR-04-2715) et la Cime de la Bonette à 2802 m où passe la plus haute route goudronnée de France,
  • Tête de la Clape (2790 m),
  • Col de la Moutière (FR-04-2444) au pied de l’autre versant de la cime, c’est un autre passage entre l’Ubaye et la Tinée. Le versant sud-est depuis St Delmas le Selvage et la vallée de la Tinée est goudronné. Au nord, la piste va bifurquer, au nord vers le Faux Col de Restefond (FR-04-2639) et la route C1  (Jausiers – Bonette), à l’ouest par le vallon de la Moutière vers le refuge de Bayasse sur la route du col de la Cayolle,
  • Col de la Cayolle (FR-04-2327)  qui met en communication les vallées du Bachelard (affluent de l’Ubaye) et du Var, (le Var prend sa source à Estenc commune  d’Entraunes, au sud du col).

La LPE s’oriente ensuite vers le sud, séparant la vallée du Var de celle du Verdon (affluent de la Durance puis du Rhône) en passant par :

  • Sommet des Garrets (2822 m), la montagne de l’Avalanche (2729 m), la Grande Tour (2745 m),  la Tête de l’Encombrette (2682 m),
  • Col des Champs (FR-04-2093),  le spécialiste notera que le « Chauvot » indique deux Cols des Champs, le routier cité précédemment et indiqué sur la route par une pancarte DDE et un Col des Champs (FR-04-2040) très clairement indiqué à 2045m d’altitude sur les cartes Michelin et IGN, sur une piste en contrebas de la route. Toutefois, il s’agit d’un même passage entre les vallées du Var à l’Est et du Verdon à l’Ouest,
  • Sommet de la Fréma (2747 m) et Le  Grand Coyer (2693 m),
  • La Colle Saint-Michel (FR-04-1431). C’est un petit village d’altitude (entre les vallées du Verdon et de

    LPE RHÔNE VAR du Col des Champs au Col de Bleine

    la Vaïre affluent du Coulomp puis du Var) où l’on trouve notamment un centre de ski de fond. La LPE se poursuit vers le sud à l’ouest de la Vaïre en passant par la

  • Colle Basse (FR-04-1475) et le
  • Col de Toutes Aures (FR-04-1124), sur la N202 entre le lac de Castillon et la Clue de Vergons à l’ouest et la Vallée du Ravin de la Rivière affluent du Var à l’est,
  • Col de Saint-Barnabé (FR-04-1367) entre Demandolx et la Retenue de Chaudanne et Soleilhas et la vallée de l’Estéron affluent du Var,
  • Crête du Teillon (1773 m) et plus à l’est Crêtes du Pensier (1610 m),
  • Col des Lattes (FR-04-1176) entre l’Artuby à l’ouest et des affluents de l’Estéron à l’est.

La LPE traverse ensuite d’ouest en est la Montagne de Bleine (1630 m) avant de passer au

  • Col de Bleine (FR-06-1439) entre au nord-est la vallée de la Gironde (affluent de l’Estéron, donc un sous-affluent du Var) et au sud  la Lane et la vallée de l’Artuby.

A l’est du Col de Bleine dans la Montagne de Thorenc, vers le Pic de l’Aiglo (1644 m) on peut situer un tripoint hydrographique Rhône, Var, Loup :

    • Bassin du Rhône, avec la Lane affluent de l’Artuby donc un sous-affluent du Rhône par le Verdon et la Durance (au sud).
    • Bassin du Var, avec Vallon de la Combe de la Serre affluent de la Gironde (donc un sous-affluent du fleuve le Var par  l’Estéron) (au nord).
    • Bassin du Loup, avec le Peyron affluent du Loup (au sud-est).

En suivant la limite du bassin du Rhône, la LPE Rhône-Var, se prolonge  successivement par les LPE Rhône – Loup, Rhône – Siagne, Rhône – Argens,  Rhône – Arc, Rhône – Touloubre.

Note : Principaux fleuves côtiers à l’est du Rhône  (soulignés : ceux dont le bassin est contigu au bassin du Rhône )

  • La Touloubre prend sa source entre le massif de la Trévaresseet la montagne Sainte-Victoire et se jette dans l’étang de Berre à Saint-Chamas.
  • L’Arc prend sa source entre Saint-Maximin-la-Sainte-Baumeet Pourcieux à 493 mètres d’altitude, au pied du mont Aurélien (879 m) et se jette dans l’étang de Berre.
  • L’Huveaume prend sa source dans le massif de la Sainte-Baume (Nans les Pins) et se jette à Marseille. Elle traverse notamment  Roquevaire, Auriol, Aubagne, et Marseille, l’embouchure est dans la partie sud de la ville.
  • Le Gapeau prend sa source à Signes, au pied du massif de la Sainte-Baume, son embouchure est aux Salins d’Hyères.
  • La Giscle prend sa source dans la commune de Collobrièresdans les Maures et débouche au fond du golfe de Saint-Tropez.
  • L’Argens prend sa source au pied du Devençon de l’Inarden, son embouchure est à Fréjus.
  • L’Agay prend sa source dans le Massif de l’Esterel, au nord de Théoule-sur-Mer et se jette dans la mer Méditerranée, dans la rade d’Agay.
  • La Siagne d’Escragnolles (dite parfois « de St-Vallier ») prend sa source sur la commune d’Escragnolles, bien au-delà du hameau de Bail, sur les flancs sud de l’Audibergue, elle traverse Grasse ; l’embouchure est à Mandelieu.
  • Le Loup naît au nord de la montagne de l’Audiberguesur le territoire de la commune d’Andon, il se jette dans la mer Méditerranée au sud-ouest de Cagnes-sur-Mer.
  • La Cagne  prend sa source au sud-ouest du Sommet de Viériou (1395 m), dans la Montagne du Cheiron,  rejoint la Mer Méditerranée sur la commune de Cagnes-sur-Mer, à l’est de l’hippodrome de la Côte d’Azur, près du lieu-dit le Cros de Cagnes
  • Le Var

 

Bassins versants des fleuves côtiers       (schéma Chistian Jeandey)                                                              les triangles représentent les tripoints

 

LPE Rhône – Loup

Comme indiqué ci-dessus, celle ci débute dans la Montagne de Thorenc, suit l’Ubac de Bas-Thorenc et traverse la D80 entre Caille (Vallon de l’Antre affluent du Loup)  au Sud et la Ferrière au nord (Lane, sous-affluent du Rhône) au

Puis passe par le Bauroux (1644 m) à l’ouest de Caille  où elle s’oriente sud-est vers le

Puis  en direction du tripoint hydrographique Rhône, Loup, Siagne. Celui-ci est situé à l’ouest de la Montagne de l’Audiberge

    • Bassin du Rhône avec le Rieu Tord à l’ouest.
    • Bassin du Loup avec le Loup et le Vallon de l’Antre à l’est.
    • Bassin de la Siagne avec la Siagne de Pare (ou un affluent) au sud.

 

Concernant le Rhône la LPE se poursuit par la

LPE Rhône – Siagne

Immédiatement après le tripoint elle franchit la route Napoléon (N85) au

  • Col de Val Ferrière (FR-06-1169) où elle s’oriente à l’ouest vers la montagne de Lachens (1714 m), passe au
  • Col du Lachens (FR-83-1628)

où elle s’oriente à l’ouest vers les Ruines d’Esclapon puis au sud vers la Montagne du Malay  entre les affluents de l’Artuby et ceux de la Siagnole et le

  • Col de la Glacière (FR-83-1069b) (piste R1, interdite, camp militaire) sur le plateau de Canjuers.

Le Miéraure (1197 m) semble être le tripoint hydrographique Rhône, Siagne, Argens

    • Bassin du Rhône avec le Vallon de Léruy affluent de la Bruyère puis de l’Artuby.
    • Bassin de la Siagne avec plusieurs sous-affluents.
    • Bassin de l’ Argens avec des affluents du Riou (pertes et résurgences ???).

LPE Rhône – Argens

La LPE se poursuit sur le plateau de Canjuers vers le

  • Col du Bel Homme (FR-83-0915) au nord de Bargemon,
  • Le Pierrion (1087 m), le Peygros (941 m), le Montagne de Barjaude (1174 m),

Du fait des pertes et résurgences, la position exacte de la LPE est difficile à déterminer sur le plateau, elle semble passer au nord  d’Aups au

Elle traverse ensuite vers l’ouest le plateau, passe aux environs de Montmeyan et, au sud-est de Rians on peut  localiser un tripoint hydrographique Rhône, Argens, Arc sans doute la Montagne d’Artigues (632 m) ou le Pain de Munition (612 m) (dans le bois communal de Pourrières)

    • Bassin du Rhône, avec le Ruisseau de la Plaine affluent de l’Abeou et de la Durance au nord.
    • Bassin de l’Argens, un peu au sud avec les sources de l’Argensau nord de Seillons-Source-d’Argens.
    • Bassin de l’Arc qui prend sa source, également au sud, entre Saint-Maximin-la-Sainte-Baume et Pourcieux.

LPE Rhône – Arc, Touloubre, …et  ???

Au-delà, la LPE Rhône – Arc va passer par le la Montagne des Ubacs (697 m) et le Concors (781 m) au nord de la Montagne Sainte Victoire … en passant entre ces deux sommets par le

et se  poursuivre au sud de la Durance avec une LPE Rhône – Touloubre (la Touloubre, comme l’Arc se jette dans l’Etang de Berre), en passant au nord de Venelles, par Rognes, par la Chaîne des Côtes (au sud de la Roque d’Anthéron) et le

  • Col de Sainte-Anne (FR-13-0425) (entre la Roque d’Anthéron et Lambesq)

avant de traverser la Chaîne des Alpilles et de passer au nord des Baux de Provence au

Au-delà de la Chaîne des Alpilles, on se rapproche du Rhône qui coule vers le sud et il devient très difficile – compte tenu des nombreux canaux – de définir une ligne de partage des eaux, en particulier dans la plaine de la Crau.

LPE Loup – Var et Cagne – Var

LPE LOUP – VAR et CAGNE – VAR

Après la Montagne de Thorenc, où on a situé le  tripoint hydrographique Rhône, Var, Loup, la LPE Loup – Var traverse la Montagne du Cheiron (Cime du Cheiron  1778 m).

A l’est de cette Montagne (au nord-ouest de Coursegoules) se trouve le tripoint Var-Loup- Cagne. Au-delà le bassin du Var est limité par la LPE Cagne – Var, orientée vers l’est puis vers le sud après le Mouton d’Anou (1079 m).

On peut situer le Col du Peyron (FR-06-0304), (au sud de St Jeannet) sur la LPE Cagne-Var.

La LPE se termine du côté du Cros de Cagne.

LPE Var – Roya

Le Mont Clapier situé à l’ouest du Col de Tende Ouest (FR-06-1871 et IT-CN-1871)  est le tripoint hydrographique Pô, Var, Roya.

LPE VAR – ROYA, VAR – PAILLON, PAILLON – ROYA

 

De la LPE Var – Roya partent,

      • Versant Var : des affluents de la Vésubie
      • Versant Roya: divers affluents de la Roya dont en particulier la Bevera

La LPE  Var-Roya démarre donc du Mont Clapier en direction du sud en passant par les sommets et cols suivants :

  • Mont de Grand Capelet (2938 m) et le Mont des Merveilles (2720 m) qui dominent, versant Roya, la Vallée des Merveilles,
  • Cime du Diable (2685 m),
  • Massif de l’Authion qui culmine à 2 080 m à la pointe des Trois Communes, la route du circuit de l’Authion passe par les cols et sommets suivants :
  • Baisse de Tueis (FR-06-1889),
  • Baisse de Camp d’Argent (FR-06-1737),
  • Col de Turini (FR-06-1607b), Il relie Lantosque, dans la vallée de la Vésubie, à Sospel, dans la vallée de la Bévéra,
  • Cime de Peïra Cava (1581 m),
  • Baisse de la Cabanette (FR-06-1372) (avec le Ruisseau de l’Infernet vers la Vésubie à l’ouest et le Rau de Cuous vers la Bévéra à l’est).

La Cime de Rocaillon (1444 m) est le tripoint hydrographique Var, Roya, Paillon d’où partent :

    • Bassin du Var: le Ruisseau de l’Infernet affluent de la Vésubie.
    • Bassin de la Roya: le Rau de Cuous vers la Bévéra.
    • Bassin du Paillon: le Ruisseau de Bomerei affluent du Paillon vers le sud.

 

Au-delà la LPE Var – Paillon va s’orienter à l’ouest pour passer par le

  • Col de la Porte (FR-06-1068) au pied de la Cime de Rocaillon,

Puis au sud, passer à l’est de Levens au Mont Férion (1412 m), au Mont Cima (878) et au

  • Col d’Aspremont (FR-06-0530) et le Mont Chauve d’Aspremont (853 m)

avant de rejoindre la mer à Nice.

la LPE Paillon – Roya après la Cime de Rocaillon s’oriente brièvement à l’est puis au sud en passant par plusieurs cols :

La LPE Paillon – Roya passe ensuite au Mont Ours (1239 m),

Le Mont Ours est le tripoint Paillon, Roya,  Careï.

Au sud du Mont-Ours naissent plusieurs fleuves côtiers (dont le Gorbio, le Borrigo, le Careï, le Fossan) dont l’embouchure est située entre celle du Paillon à Nice et celle de la Roya à Ventimille.

Au Mont Ours la LPE Careï – Roya s’oriente vers le nord pour passer au

puis se poursuit au nord puis à l’est vers le Mont Razet (1286 m) et le Mont Mulacié (1328 m), ensuite, plein sud, elle se confond avec la frontière franco-italienne, au sud du Grand Mont (1378 m). La naissance de plusieurs petits fleuves côtiers, de part et d’autre de la ligne de crêtes rend le tracé de LPE problématique.

Share

Le col de la Loze, mais pas que …

   Au début de l’automne 2018, l’annonce du goudronnage d’une piste allant des hauts de « Courchevel 1850 » au sommet des Lanches a provoqué une certaine effervescence dans le monde cyclo. En effet, les cols dits routiers (i. e. situés sur une route goudronnée sur au moins un versant) des Alpes françaises situés à plus de 2000 mètres ne sont pas très nombreux (une vingtaine, voir la liste ici) et, moyennant l’approximation vite faite « sommet des Lanches = col de la Loze », en voilà un de plus, ce qui n’est pas si courant ! La piste qui monte de Méribel au sommet des Lanches a été à son tour goudronnée pour l’été 2019. Il ne s’agit donc pas, comme cela a été parfois écrit, de l’ « ouverture d’un nouveau col », la piste elle-même étant déjà là et ne passant d’ailleurs pas, strictement parlant, au col annoncé. En revanche, elle en visite un autre dont on n’a pas parlé, et nous tâcherons plus loin de réparer cette injustice. L’attrait de la nouveauté (de l’enrobé) et la réputation qui a été immédiatement associée à cet itinéraire, nous ont incités à aller voir cela de plus près. Et, pour ne pas faire un si grand voyage pour si peu, à en profiter pour franchir trois cols muletiers faciles à proximité (nommément et dans l’ordre : les pas de la Lauze, des Cotilles et de la Cassenuis). Un circuit possible pour ces quatre cols, pouvant associer sur une bonne partie du parcours routiers et vététistes, est celui que j’avais suggéré à Daniel (OR 10489308). Une deuxième version plus directe pourrait consister à utiliser le sentier de crête entre le col de la Loze et son presque homonyme. Ne le connaissant pas, et n’étant que faiblement vététistes, nous avons opté pour une troisième solution, jugée bien préférable par un sociétaire du club des cent cols, Marc Liaudon. Vu son expérience (plus de 9000 cols à son actif) , nous ne prenions pas un grand risque en lui faisant confiance.

Vue partielle de la crête entre La Plagne et la vallée de Bozel

  On va passer rapidement sur un début de sortie calamiteux : circulation infernale sur la route de Courchevel, tentative d’esquive par Courchevel-village mais pistes au-dessus coupées par des travaux, détours obligatoires et en partie pédestres pour finalement parvenir au dessus de Moriond et retrouver des conditions normales.  Même si les remontées mécaniques sont omniprésentes, les vues sont belles et permettent d’apercevoir quelques cols notables. Dès qu’on s’est élevé un peu au-dessus de la station, on est bien placé pour voir ceux qui se trouvent entre la Plagne et la vallée de Bozel : sur la photo précédente, on reconnaît, de gauche à droite et repérés par leurs initiales, les cols du Bécoin, de la Lovatière, de la Petite Forcle, de la Grande Rochette et de la Grande Forcle. Trente ans auparavant, ce dernier a vu passer quelques CTG en route vers la Roche de Mio. Ils sont d’ailleurs toujours en service et certains ont même  « fait » la Loze cette année.
La route qui conduit à Courchevel présente des portions assez pentues mais sans excès. En revanche, aux alentours des Verdons la route nouvellement goudronnée commence à avoir du mal à cacher sous son bel enrobé ses origines rustiques (qui font d’ailleurs son originalité et son charme). Née, au fur et à mesure des besoins, pour le service des alpages et des remontées mécaniques, et de fait prévue pour des véhicules qui ne sont pas à quelques pour cent près, elle se caractérise par une remarquable irrégularité. La pente moyenne relativement modeste annoncée tous les kilomètres sur les bornes nouvellement installées (autour de 8-9%) ne donne qu’une information très partielle, mais néanmoins rassurante : s’il y a des portions assez raides, elles seront obligatoirement assez brèves et compensées par des parties plus douces ou des replats, voire des petites descentes, car on ne doit s’élever que de 85 m. environ par kilomètre. De quoi souffler donc, sans qu’il soit nécessaire de s’arrêter pour cela.

Le Lac Bleu et son « golet »

Vers 2180 mètres, la route fait un large lacet vers le sud, franchit la ligne de partage des eaux (LPE) entre le vallon des Verdons et le versant qui regarde La Tagna (c’est l’ancienne orthographe ; aujourd’hui, on écrit Tania, c’est plus joli). Et hop, encore un petit coup sur la ligne de plus grande pente pour accéder au niveau 2225 environ. Replat ensuite, et c’est là que ça devient intéressant : dans ce secteur, la route s’approche de la LPE et paresse sur quelques hectomètres à environ 2230 mètres d’altitude jusque vers le Lac Bleu, en laissant sur sa gauche les mamelons cotés 2249 et 2240, dont les sommets sont sur la LPE (il y a bien sûr un col topographique entre les deux, mais il y a mieux ; on ne va pas chipoter). La route passe ensuite à quelques mètres de cette ligne à proximité du Lac Bleu, où commencent les pentes qui conduisent au Rocher de la Loze.

Le col à proximité du Lac Bleu

Ce qui signifie que nous passons (à quelques mètres près, et sans le traverser) à un col. Le voici ci-dessus, photographié d’un peu plus haut sur la route. Sur cette vue, on aperçoit à gauche le « mamelon 2249 » au dessus de la route et de l’arrivée du télésiège du Bouc Blanc, et au centre le « mamelon 2240 » qui porte deux arrivées de remontées mécaniques du versant des Verdons. Au pied de ce mamelon à droite, le col. Le lac bleu est légèrement plus à droite, à peu près à l’altitude du col, masqué de peu par un ressaut de terrain. Bien entendu, pour que le club des cents cols en prenne un en considération, il faut qu’il soit nommé. Celui-ci ne l’est pas sur les cartes actuelles, mais assez souvent c’est en remontant un peu le temps qu’on trouve la preuve d’une dénomination, et c’est ce que nous allons faire.

Le Lac Bleu et son émissaire (photo Robin Garnier)

Auparavant, regardons de plus près le Lac Bleu sur la photo ci-contre, prise depuis sa rive sud-est. À l’extrémité opposée du lac, à côté de notre route alors non goudronnée, on distingue la position de l’émissaire de ce lac, appelé à jouer un rôle crucial dans notre argumentation. Il est ignoré des cartes actuelles, mais voyons plutôt la carte IGN de 1950 ci-dessous :

Extrait d’une carte IGN de 1950 (© IGN)

Nous y retrouvons nos deux mamelons et la LPE bien soulignée par les ombres (mais pas la piste qui n’existait pas encore). Nous y voyons bien entendu le lac, avec cette fois son émissaire bien figuré et surtout, explicitement nommé « ruisseau du golet ». Bingo ! On sait que, en Savoie notamment, « golet » est souvent employé comme synonyme de col. Et dans le cas présent, ce col ne peut être que celui dont nous parlons.

Le lac bleu et le golet vus du sud, d’après une carte postale récente (© EDY Chambéry, photo Olivier Collomb)

Il est donc clair qu’il a bien porté un nom à base de ce terme (golet, le golet, golet du lac ? ), et de manière suffisamment notoire pour que ce nom ait servi à désigner le ruisseau. Sur la dernière vue du lac (ci-contre), prise d’un peu plus haut côté sud-ouest, le ruisseau est à sec en raison du niveau du lac, mais le golet est bien là. Il a donné son nom au ruisseau qui, en retour, nous a conservé la mémoire de l’appellation du col.

Au sommet des Lanches

Sur la dernière longueur avant le sommet des Lanches, la pente est de nouveau soutenue, la route se contentant de louvoyer sans véritables lacets mais c’est assez court (700 m environ). En haut, juste avant le début de la descente sur Méribel on trouve sur le talus à gauche un petit cairn à côté d’une table de pique-nique, d’où l’on peut voir pas mal de choses intéressantes.

Vue (presque) du (vrai) col de la Loze depuis la table de pique-nique au sommet des Lanches

Les deux photos qui suivent sont prises de cet endroit. Sur la première ci-contre à droite, on voit presque le (vrai) col de la Loze, qui se situe à l’intersection de quatre sentiers dont trois sont visibles : au premier plan, celui (vététable) qui descend sur le col ; à gauche, celui qui descend vers le Lac Bleu et celui qui monte vers le rocher de la Loze. Au col même, un panneau le qualifie de pédestre, mais sur un écriteau fixé au même piquet on peut lire « XC – VAE1 – Méribel/Courchevel Electric ». Les piétons auront donc de la compagnie. Plus loin sur la même vue, on distingue la partie supérieure de la crête qui sépare les vallées de Courchevel et de Méribel. Très intéressante, car elle comporte douze cols catalogués, dont huit à plus de 2000 mètres, la plupart du temps sur des pistes sur lesquelles il est facile de pousser quand on ne peut plus rouler. On voit ici le col des Choumes (2485 m.), et (presque) le col de La Chambre (2783 m.),  le plus haut des douze, masqué par le mont du même nom.

Vue partielle de la crête entre Méribel et la vallée des Belleville

La vue suivante nous en montre deux autres, dont le Pas de Cherferie qui va prochainement connaître la même célébrité que son voisin d’en face, car son goudronnage est prévu. À titre de transition, notons qu’on aperçoit en bas à gauche de la photo les ailes d’un dragon statufié. C’est le premier des jalons choisis par Marc Liaudon pour décrire le parcours qu’il nous conseille pour rejoindre le col suivant.

De la Loze à la Lauze, sur la piste des dragons

Le premier dragon, presque en face du sentier inférieur du (vrai) col de la Loze

Le tracé de cet itinéraire est très apparent sur Google Earth (photo de 2016), mais on ne le voit pas sur une carte ordinaire. Normal : c’est bien une piste, mais de ski. Plutôt lisse, mais avec par endroits des plongées à plus de 30 %.

Le second dragon, à l’entrée du premier virage

Juste après le second dragon, plutôt rigolard et sympa (le dragon intermédiaire, à quatre pattes sur une table, en couleurs et assez criard, ne compte pas), un large virage à gauche (alt. 2120 m. environ) est équipé de filets qui pourront éventuellement accueillir un vététiste trop hardi.

Sur la piste des dragons, peu avant le troisième

Un peu plus bas, après un troisième dragon

Le troisième dragon indique qu’il faut bientôt prendre à droite

(la tête en bas), on tourne à droite (alt. 2020 m. environ) pour retrouver une piste « routière » à pente normale, sur laquelle on descend quelques lacets avant de prendre la première piste qui monte à droite près du point coté 1911. De là un bon sentier conduit au Pas de la Lauze, alias Pas de Fontany (1951 m.), où on rejoint le GR de crête dont on n’a pas voulu. Les sentiers sont bien dégagés et bien balisés, et jalonnés de nombreux panneaux indicateurs. Parfois ne sont mentionnées que les « têtes de ligne » que sont le Lac Bleu et Creux Loup. Le touriste qui ne navigue pas au pilote automatique fera donc bien de les repérer sur sa carte avant de partir. Ensuite, après une courte montée le sentier est essentiellement descendant, parfois un peu rapidement. Il est bien pourvu en racines saillantes dans sa partie forestière, mais sans rien qui pourrait rebuter un vététiste normal. Ne descendez pas trop vite et surveillez l’altimètre, afin de ne pas manquer le Pas des Cotilles (1778 m.), hors du sentier sur la droite et assez peu visible. Poursuivant la descente, on retrouve bientôt une piste carrossable sur laquelle on passe, en principe, au Pas de la Cassenuis (1680 m.). Je dois dire que, à l’endroit indiqué par le club des cent cols, j’ai du mal à en voir un,  aussi bien sur le terrain que le nez sur la carte. La différence importante entre son altitude et son matricule (1590) pourrait faire penser à une erreur de localisation, mais je ne vois rien plus bas non plus. Cette excellente piste nous conduit à Creux Loup, où nous retrouvons la D 98 qui relie Méribel Village à La Tania et Courchevel, ainsi éventuellement que les copains qui ont choisi l’itinéraire purement routier.

Share

Load more

Translate »
Le site des Cyclotouristes Grenoblois (CTG)