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Mar 19

Mon BRA 2011 en 2 jours par Gérard Claudon

Samedi 16 juillet 2011 – Vizille
Il est 8h00 et, après avoir fait pointer ma carte de route, je prends le départ du BRA (Brevet Randonneur des Alpes). Cette année, j’ai prévu de le faire en 2 jours. La météo est agréable, la journée ne sera pas trop chaude.

Après 25 km sur la route nationale, j’arrive à Rochetaillée où je tourne à gauche en direction du col de la Croix de Fer. Je n’aime pas ce versant car il est long (31 km) et irrégulier et cette fois encore, après le barrage du Verney, les lignes droites à forts pourcentages font mal. Heureusement, la partie finale à partir du barrage et du lac de Grand Maison offre des pentes raisonnables de 6 à 7 % et les clarines résonnent au milieu des paysages majestueux.

Après quelques photos au sommet, je me laisse descendre tranquillement jusqu’à Saint-Jean-d’Arves où le plateau repas nous est offert. En guise de digestif, après quelques minutes de descente, la grimpée du col du Mollard se présente déjà. Elle n’est pas facile mais assez courte (6 km) et elle pourrait être paisible sans les dizaines de motards qui me croisent moteurs hurlants.

C’est vers 15h00 que j’arrive à Albiez-le Vieux où m’attendent mon épouse en compagnie de Pierre, un membre du V.C.R. Mandres. Après m’avoir offert une bière (merci encore, Pierre, quel délice !), celui-ci nous fait visiter le village et l’appartement qu’il possède ici depuis 25 ans.

Je n’ai plus qu’à rejoindre Saint-Michel-de-Maurienne où nous sommes logés ce soir.

Le lendemain, il est 7h00 lorsque je quitte la ville en direction de Valloire. Je préfère partir assez tôt car la météo annonce de la pluie et, comme on dit « tout ce qui sera fait avant … ne sera plus à faire » !

La montée du col du Télégraphe se déroule sans problème, c’est un col que j’aime bien car il est régulier, roulant, pas trop pentu… et ombragé lorsqu’il y a du soleil.

Je suis au sommet vers 8h30. Il n’y a pas beaucoup de cyclos. Je mange quelques barres de fruits et je prends une photo du panneau avant de descendre vers Valloire. Je m’arrête quelques minutes au contrôle ravitaillement, situé à la sortie de la ville ; j’échange quelques mots avec des cyclos connus avant de prendre la direction du Galibier.

La pente est raisonnable sur plusieurs kilomètres et ma progression est assez régulière. Je me sens bien, le paysage est grandiose et les nuages menaçants contribuent à la majesté des lieux.

Les gouttes de pluie font malheureusement leur apparition et quelques minutes plus tard c’est une pluie soutenue qui tombe alors que j’arrive au Plan Lachat. Ici, un mur se dresse devant moi et le paysage devient lunaire, minéral. Ici commence un autre col, la pente se redresse pour ne plus descendre sous les 9 % et le Galibier devient angoissant !

Les derniers kilomètres sont pénibles à cause du vent fort et de la pluie qui redouble d’intensité mais j’arrive au sommet à 11h00 comme prévu.

Le col est noyé dans le brouillard et je ne distingue quasiment pas le panneau… pour la photo ce sera une autre fois ! J’enfile l’imperméable et les gants longs avant de m’engager dans la descente sous des trombes d’eau.

Le contrôle ravitaillement est situé à hauteur du mémorial un peu plus bas et une trentaine de cyclos se pressent sous la toile de tente. Je fais pointer ma carte et je repars aussitôt car ce n’est pas le moment de s’arrêter. Je double des cyclos qui marchent pour se réchauffer et j’évite de prendre de la vitesse car la visibilité est faible. Les 8 kilomètres me paraissent bien longs mais, vers 12h00, j’arrive enfin au col du Lautaret où je retrouve mon épouse.

Nous mangeons dans une brasserie en compagnie de cyclos tous trempés et grelottants, en regardant par la fenêtre le déluge s’abattre sur les vélos abandonnés (rassurez-vous, le mien est à l’abri !).

Après le repas, réchauffé et rassasié, je reprends la route ! Je ne suis réellement soulagé qu’après La Grave, lorsque la pente est moins raide car je n’ai quasiment plus de freins. Je finis d’user les patins et à partir des Clapiers je dois aussi freiner avec les pieds.

A Bourg-d’Oisans où est situé le dernier contrôle ravitaillement, j’ai du mal à pénétrer dans le local compte-tenu du nombre de cyclos qui s’y trouvent. Certains demandent aux organisateurs de les ramener en car parce qu’ils sont trempés ! Je ne comprends pas la raison de leur demande car nous sommes tous trempés et il ne reste plus qu’une trentaine de kilomètres faciles à faire.

C’est à Vizille, où j’arrive vers 16h45, que j’apprends que la route du Galibier aurait été fermée et que 300 à 400 participants auraient été rapatriés en car.

Gérard Claudon
VCR Mandres-les-Roses

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