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Juin 03

Royans et Vercors sud – Samedi 3 juin 2017

La météo nous promettait quelques orages en fin de journée mais cela n’a pas découragé quelques 19 CTG dont 7 dames de venir jusqu’à St Nazaire en Royans pour parcourir les 82 km sur un terrain plutôt escarpé : pas moins de 9 cols au programme !

8h et déjà plus de 25° au thermomètre lorsque nous débutons notre échauffement par la rude montée des Trois Châteaux (pas un mètre de plat avant l’ascension !) qui nous conduit d’abord au cimetière (un peu tôt non ?) puis rejoint la route Rochechinard. Quelques vallonnements prometteurs nous amènent au col de Panavare (amateurs de calembours ne pas s’abstenir) avant de rejoindre la route de Léoncel où la première fontaine est prise d’assaut. Nous savons que l’eau est rare dans le Vercors et des températures proches de 30° nous ont déjà fait transpirer à grosses gouttes.

Heureusement, une pente plus modérée permet d’accéder en douceur au pied du col de Bioux que Pierre et Anne (nouvelles recrues performantes !) nous annoncent bien raide. En effet, ce sont bien des pentes de 10 à 12% (certains diront même 14), escaladées sous une fraîcheur appréciable dans les 6 lacets d’une route très étroite, qui débouchent sur un col dont la vue embrasse toute la région de Bouvante, partie très sauvage et préservée du Vercors.

Nous poursuivons par une route en balcon et l’altitude nous permet à présent de mieux respirer. Le bitume impeccable et l’absente totale de circulation rendent ce tronçon idéal pour le vélo, d’autant plus que la pente, à présent modérée, nous permet de franchir sans fatigue les 300m de dénivelé qui nous séparent de la route du col de la Bataille. Et là, mauvaise surprise : un lit de gravillon va ralentir notre progression sur 3 km à 8%, alors que le trafic s’intensifie.

Heureusement après ces 3 km nous allons visiter le col du Lion par un aller-retour quasiment plat sur une splendide route forestière au revêtement impeccable. 19 fauves poseront donc pour une photo au sommet de ce col inédit. Ce répit dans la montée du col de la Bataille est bienvenu et nous parvenons facilement au tunnel qui marque le sommet de la route. A sa sortie, le panorama sur de Diois est grandiose et au col, la vue s’étend de part et d’autre de la crête. Fernand nous affirme alors qu’un coin à pique-nique sublime se trouve à 1 ou 2km de là. En effet midi est déjà passé et les estomacs de certain(e)s crient famine.

Nous laissons donc Fernand en repérage sans voir que Dimitry a pris sa roue et après plusieurs kilomètres jalonnés de points de vue sublimes et même d’une fontaine, toujours pas de Fernand !

Un coin à pique-nique nous ouvre les bras et il faut dire qu’il y a eu une crevaison et un bris de chaîne, alors pour nous remettre de toutes ces « émotions »,  nous n’y résistons pas plus longtemps : mais où est donc Fernand ? Je ne vous raconterai pas l’angoisse de Nicole que nous voyons passer dans un sens puis dans l’autre sur la piste supposée du Fernand égaré…

Pendant ce temps là, nous nous restaurons avant de voir arriver… Fernand qui nous attendait 2km plus loin au bord d’une barre rocheuse où il a laissé Dimitry sans surveillance. Nous effectuons donc une montée de 2km, le ventre plein avant de parvenir au fameux belvédère jouxtant le Pas de l’Aubasse, 5ème col du jour. Il nous reste encore quelques vallonnements pour atteindre le Pas de la Logue puis par un sentier aperçu dans une descente nous voici en chasse du col de Rioupeysson atteint au terme d’une errance entre forêt, clairière, cabane et sentier improbable, mais le panneau salvateur est déniché un peu par hasard : victoire !

Nous quittons ensuite la route de Lente pour plonger vers le col du Pionnier et son tunnel puis le col de la Croix par une magnifique descente où les plus hardis peuvent s’exprimer pleinement (faut avoir confiance dans le matériel !). J’avais bien repéré un bar-restaurant à Bouvante le Bas mais hélas, il est fermé et notre espoir de café s’envole. Nous avons retrouvé la chaleur moite de la plaine et certains rapides ne vont donc pas voir la petite route que j’ai dénichée, quelques peu pentue il est vrai, mais offrant un balcon magnifique sur le Royans. Ça râle un peu à l’arrière mais finalement, ça suit quand même et nous rejoignons bien vite les brebis égarées pour grimper vers le cimetière (encore un !) de St Laurent en Royans où nous trouvons de l’eau et des mûres succulentes (celles du mûrier de vers à soie : une première pour certains).

Pour respecter les écritures, une rude montée est encore au programmes et la plupart choisiront un retour direct vers St Nazaire alors qu’une poignée de courageux (citons les : Jean-Pierre G. Pierre et Anne, Maurice et Claire, Jacques F.) opteront pour cette ultime difficulté.  Jean-Pierre en « profitera » même pour crever 2 fois (mais heureusement il avait une troisième vie) avant de nous retrouver pour une ultime collation à St Nazaire, le demi-pression étant un rituel du CTG équivalent au sanglier qui met fin aux aventures d’Astérix. Il est déjà 16h30, l’orage nous a épargnés et notre rythme modéré entrecoupé de nombreuses pauses nous aura permis de finir ensemble ce beau parcours rarement emprunté, voire inédit pour beaucoup.

DIAPORAMA

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(2 commentaires)

  1. Jean-Pierre Guiga

    Cher Jean-Paul,
    Il paraîtrait qu’il ait une autre explication plus terre à terre. Ce col se nommerait ainsi car dans ce col on a perdu Fernand dans la Bataille.
    Jean-Pierre G

  2. Jean-Paul Flahaut

    Il existe trois théories autour de l’origine du nom du col de la Bataille :
    – des moines du côté de Léoncel se livraient bataille avec des moines de l’autre versant pour la suprématie du col, pour l’élevage des ovins
    – il aurait pris son nom durant les guerres de religion ;
    – les vents venant du sud et du nord « font bataille » au sommet, version la plus probable.
    (source wikipedia)

    Le col de la Bataille a été emprunté 2 fois pendant le Tour de France :
    – Tour 1987 (1er au sommet : le colombien Juan-Carlos Castillo
    – Tour 1996 (1er au sommet : Laurent Brochard)

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