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Oct 09

Les Cévennes en sacoches – 28 septembre au 1er octobre 2017

Nous étions 14 à effectuer une boucle de 4 jours dans les Cévennes à l’initiative de Jean-Pierre Etienne.

La Couvertoirade

Le premier jour nous a conduit du Vigan au Domaine de Gaillac en passant par les belvédères du cirque de Navacelles et du village templier de la Couvertoirade. Météo un peu fraîche le matin puis idéale toute la journée, paysages très variés, depuis le causse très sec et déjà rougeoyant des premières couleurs d’automne jusqu’au versant escarpés les gorges de la Vis et du cirque de Navacelles. Journée culturelle également avec la visite du village médiéval de la Couvertoirade très bien conservé et à l’histoire mouvementé mais passionnante, tout comme le récit d’une historienne du lieu le soir dans notre hébergement typiquement Cévenol.

Les gorges du Tarn aux Vignes

Le deuxième jour nous somme descendu vers la vallée de la Dourbie en passant par Nant recouvert d’une épaisse brume avant que la beauté des gorges se révèle à nous sous un soleil qui ne nous quittera plus. L’ascension sur le Causse Noir précède des beautés des Gorges du Tarn, très tranquilles à cette saison avant la sévère montée des Vignes qui nous hisse sur le Causse Méjean sous les ailes des vautours qui prolifèrent dans la région. Des paysages encore très contrastés entre les vallées au l’eau coule à flot et les causses où des plateaux dénudés alternent avec des falaises de calcaire et des forêts. Quelques routes en corniche d’où la vue porte loin nous donnent un premier aperçu de ce que nous verrons au Mont Aigoual. Nivoliers nous accueille pour la nuit, dans un hébergement encore très typique que nous partageons avec des cavaliers. Une discussion avec le gérant du gîte nous apprend beaucoup de choses sur la vie dans ces contrées sauvages et arides et comment l’Etat en a permis la sauvegarde et maintenue la population qui s’y accroche.

Sur le toit des Cévennes

Le troisième jour débute sous une grisaille qui n’augure rien de bon pour cette journée prévue pluvieuse et qui ajoute encore au sentiment de liberté et d’isolement du visiteur qui traverse ces lieux. Vers le col de Perjuret nous nous scindons en deux groupes car le vent se lève et la pluie commence à tomber. Je prendrai donc en charge le groupe qui se dirige directement vers le mont Aigoual tandis que la majorité descendra vers la vallée du Tarnon via le site de Nîmes le Vieux et les gorges du Trapoul, soit 20 km et 400 m de dénivelé en plus. La pluie s’intensifie pour les 8 derniers kilomètres d’ascension sans toutefois nous tremper complètement. 3h plus tard, nous voyons arriver nos copains un peu plus mouillés et heureux de rejoindre un gîte jouxtant l’observatoire météorologique qui nous dévoilera ses secrets par une conférence d’un météorologue contacté par Jean-Pierre. La visite du musée vient compléter nos connaissances tandis que le soleil pointe à nouveau ses rayons pour dévoiler le panorama qui nous entoure.

Le quatrième jour commence par une fraicheur matinale prévue par notre météorologue. Le lever de soleil est somptueux, nous permettant de voir les Alpes se découper en ombres chinoises du Mont Blanc à La Méditerranée. 12 cols sont aujourd’hui au programme malgré un dénivelé modeste depuis notre nid d’aigle. Agrémenté par les crevaisons et autre perte de patin de frein de notre amis Jean-Pierre J, le parcours nous réserve à nouveau des paysages et vues extrêmement variés : Forêts, falaises, gorges, routes en corniches, vallées perdues se succèdent dans des ambiances tour à tour montagnardes et méditerranéennes. Notre retour au Vigan s’effectue au terme de 15 km d’une route bien roulante nous permettant d’évacuer toutes nos toxines !

En conclusion, une randonnée inoubliable dans des conditions presque idéales avec un groupe agréable et des hébergement atypiques : que du bonheur !

DIAPORAMA

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