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Juil 08

les cétégés passent le Bac

Salut les amis, retour ce lundi sur les épreuves du bac qui se sont déroulées dans les montagnes aux proportions « himalayennes ». Suivez mon regard…
Beaucoup de prétendantes pour ce bac, et pas mal de mecs aussi. Comme dit Johnny il y avait l’envie et sa se sentait dans la légère fébrilité des mains et des pieds, ça piaffe, ça caquette, et les regards attirés vers les sommets environnant, pressés d’en découdre
Départ de Allemont  7 heures-7h 30 qu’importe, dans un pur style CTG, c’est-à-dire en ordre aléatoire du plus bel effet.
Première difficulté le « trou » du Rivier, le reste de fraicheur matinale permet de bien s’en sortir, le lac de la Grande Maison se profile, le Glandon est avalé et voilà la croix de fer qui nous tend les bras. Boisson light en attendant la troupe…en vain car bloquée au Glandon par une hésitation psycho-musculaire.

Descente très descendante de ce col coté Maurienne, avec les randonneurs de la marmotte en 2 jours, bons freins et trajectoires léchées sont de rigueurs. Bonne surprise, les « vieux » du club se sentent des ailes et basculent aussi vers le graal, à savoir les « lassés » de Montvernier, (admirez le calembour). Remplissage des gourdes à la fontaine de Pontamafrey avant de gravir ce magnifique ouvrage bâti grâce au courage de nos Aînés, tout en pierres de pays taillées et ajustées avec soin, qui a résisté au temps et aux milliers de cyclistes ruisselants de sueur « sous le soleil exactement ».

Collation près d’une fontaine anémique qui distille son eau avec parcimonie, et plongée dans la pollution surchauffée de la Maurienne. Petit détour par la route des Karellis afin de prendre un peu de hauteur, ça nous manquait déjà, avant de repiquer vers st Michel au pied du terrible, de l’énorme, que dis-je, du Kolossal Galibier.

Première rampe 11%, les derniers atomes de magnésium sont pulvérisés, l’eau des cellules s’est évaporée, et par-dessus le marché la fatigue s’est invitée sans réservation. Petit braquet, se rafraichir, et s’hydrater sont les trois mamelles du bachelier « finisher ». Là!!! la bif de Valmenier ? J’achète ! Braquage à gauche, derniers pourcentages… mais où est l’arrivée ? pas loin d’un téléphérique et des chalets m’a-t-on dit, y sont marrants les gars, c’est plein de téléphériques et de chalets, une montagne bourrées de téléphériques et de chalets, incroyable que ça existe ça!

Je vise une piscine, puis un cimetière_mais ce sera pour une autre fois_ et devant la mairie du Valmenier « villages » je stoppe la machine……. Silence… Le soleil surchauffe la placette, le monde vacille, je me réoriente  vers LE bar ouvert, une boisson…les muscles qui jouent tous seuls sous la peau des mollets, comme doués d’une vie personnelle, déconnectés du cerveau et qui veulent bosser encore et encore. Après enquête téléphonique je sais qu’il faut redescendre et …remonter en face pour aller au gîte.
« it is a hard day’s night » me semble bien adapté.

Repas, dodo.

Le matin suivant, 2 km pour franchir le télégraphe : une formalité, puis Valloire et regard direct et déterminé vers le Galibier.

Sympa ce col, avec des grands espaces, des lacets interminables, des pentes arque boutantes, de la neige, du ciel bleu et quelques nanas, la photo au col, 30 minutes avant l’arrivée de la tête de course de la Marmotte.

On les regarde passer, tout en mangeant notre maigre viatique, savourant la vue imprenable sur la vallée…Mais l’envie gagne, l’envie d’y aller de faire la descente, « l’envie d’avoir envie »? C’est dit, j’enfourche le mulet, et ses 2 sacoches, ripe la chaîne sur la plaque et ensuite vol libre jusqu’au Lautaret. Pas d’arrêt, c’est tout bon, les groupes des coureurs se forment, ça envoie du gros, du très gros, je m’accroche, trajectoires tendues, freinage sur le fil, vigilance au taquet, c’est bon ça. Déjà Villard-d’Arène.  Faut couper les gaz car nous sommes attendus dans une superbe auberge tenue par des anciens du pays. Accueil chaleureux et authentique. Pâtisseries maison englouties, embrassades et hop ça repart dans la pente rejoindre la longue file des milliers de participants de la course.

Le « Cattin tout acier et peint de rouge » donne tout son potentiel, 650 à l’avant, 26 pouces à l’arrière, pas commun, et ça envoie bien. Ronflement des pneus sur l’asphalte, claquement des dérailleurs, frottement des patins sur les jantes carbone, une côte…le peloton se tasse, puis s’étire comme une chenille géante, ça relance, ça double, certains coincent, ou se réservent pour Huez, lac en vue, son miroir fait d’eau est brièvement aperçu entre les tunnels qui défilent à folle allure, yeees ! Le chambon pff, envolé, les Commères se profilent, encore quelques côtes, les jambes sont bien, certainement les pâtisseries de Mari-do, clac clac fait le shimano, clac clac lui réplique le Campa, le métal parle au métal,des frissons courent le long de l’épine dorsale, ça faisait longtemps….

Pied de la descente, on braque à gauche vers La-Bérarde, les autres filent vers l’Alpe-d’Huez.
Retour en groupetto sagement sur la voie verte, La-Paute et Allemont avec une énorme banane sur la figure.
Un bac avec Mention sans hésitation.
Jean François

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