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Nov 28

Le Mont Jovet par Bozel (31/10/2016)

 

Pour bien commencer cette semaine de Toussaint (la dernière propice au vélo en altitude, d’après les prévisions météorologiques), nous mettons le cap sur le Mont Jovet. Cette sommité a été visitée par les CTG il y a deux ans, mais cette fois nous monterons par Bozel, un itinéraire que nous n’avons pas suivi récemment. La montée est tranquille jusqu’à Villemartin, mais beaucoup plus soutenue ensuite (souvent 10-12 %) jusqu’au hameau de La Cour (1520 m), précédé par environ 2 km sans véritable lacet. Il convient ici de penser au ravitaillement en eau. En effet, depuis quelques années, l’eau est coupée assez tôt au bassin du refuge du Jovet, et la prudence commande de prendre ses précautions. Plus haut, la piste passe à proximité de Mirabozon, où il y a de l’eau garantie potable.

La Cour, comme la route qui y mène, est en pente.

La Cour, comme la route qui y conduit, est en pente

Un lacet au-dessus de Mirabozon

Un lacet au-dessus de Mirabozon

Néanmoins, comme elle risque aussi  d’être coupée à cette époque, nous ne ferons pas le détour et nous contenterons de l’eau « non surveillée » obligeamment offerte par un habitant de La Cour (qui, bien que la buvant régulièrement, n’avait pas mauvaise mine). La route, dont la pente s’est bien calmée, est encore goudronnée pendant un petit kilomètre, jusqu’au lacet du pont sur le ruisseau du Jovet (1580 m). La piste qui lui succède est assez bonne, sans pente vraiment rébarbative, avec toutefois de courtes sections plus raides et caillouteuses (rechargements récents), qui obligent à s’employer un peu énergiquement, ou à marcher.

De belles vues sur la Vanoise

De belles vues sur la Vanoise

Passage pentu dans le secteur des Arcosses

Passage pentu dans le secteur des Arcosses

 Au dessus des Arcosses, la piste tend vers l’Ouest et, après une légère descente (vers 2250 m), monte à la rencontre de celle qui vient de Feissons sur Salins (par laquelle les CTG sont montés en 2014). Le carrefour est à proximité du point coté 2315 m, donc tout près du refuge (2350 m environ), Nous nous y installons pour casser la croûte, bientôt rejoints par plusieurs groupes de marcheurs et de vététistes. À 13 heures toutes les tables sont occupées, et marcheurs comme cyclistes se félicitent d’avoir fait l’effort de monter jusque là pour profiter de cette belle journée.
La chapelle de Notre Dame des Neiges

La chapelle de Notre Dame des Neiges

Un chasseur de cols avisé profitera de sa présence ici pour ajouter à sa collection trois « plus de 2000 », en faisant le tour du Mont Jovet : le col du Jovet, le col du Lac et le pas des Brebis sont trois passages cyclo-muletiers faciles, en partie cyclables, qui permettent de faire un circuit assez sympathique ou éventuellement de rejoindre Notre Dame du Pré ou La Plagne.

Partis comme nous de Bozel, les vététistes opteront pour une descente sur sentier, sûrement plus amusante pour qui aime les « passages techniques ». Pour nous, ce sera la classique piste de Feissons, sur laquelle il est possible de se ravitailler en eau potable (bassin signalé par un panneau vers 1800 m, surtout visible dans le sens de la montée). Nous franchissons ensuite incidemment  le col du Parchit (vers 1730 m). Ce col, signalé par un panneau au sommet et figurant sur la carte 3532 OT, devrait être « chassable », bien qu’il ne figure pas dans mon édition (ancienne) du « Chauvot ». Gérard pourra sans doute nous le confirmer. Au lacet suivant (1698 m) nous filons tout droit, sur une piste désormais en pente douce et en excellent état, ce qui repose un peu les poignets. Seuls les lacets en amont de Moranche sont plus pentus et assez rugueux. En revanche, la portion suivante, qui descend sur la chapelle de Notre Dame des Neiges, est maintenant (depuis peu) goudronnée. De là on descend sur Montagny (on peut aussi, si on préfère, prendre la piste encore empierrée qui joint la chapelle au Villard). D’une manière ou d’une autre, on arrive sur la D 89 qui permet de rejoindre Bozel sans (presque) donner un coup de pédale. Au total, 42 km et 1450 m.

 

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(2 commentaires)

  1. Lucien Chevalier

    Pour compléter la liste des cols (cyclables ou muletiers faciles) autour du Jovet, il faut en ajouter un, dont je viens de découvrir l’existence. Qu’il me pardonne, mais j’ai bien dû le franchir une dizaine de fois sans m’en apercevoir. À la fin de la montée depuis Feissons sur Salins, on progresse sur le flanc sud-est du « Dou de Moutiers » (qu’on a sur la gauche, donc), dans une configuration où on ne s’attend pas à trouver un col. Et soudain, miracle ! À 1500 m environ du refuge, dans le dernier virage (altitude 2250 m), surgit sur la droite de la route un petit frère du dou précédent, le « Dou du Sublet » qui domine la route du haut de ses 2301 m, érigeant ainsi au rang de col ce dernier virage. Encore une fois, mes excuses au col du Sublet, alias « col de la côte de Fesson », pour l’avoir si longtemps ignoré. Il est homologué par le Club des cent cols, sous le matricule FR-73-2250.

  2. Gérard Galland

    Le Col du Parchit figure bien dans la dernière version du catalogue des Cols de France code : FR-73-1740.

    Il est coté R1, c’est à dire cyclable.

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