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Le journal de mamie Paulette : 20 août 1942

sommaire du journal

Bonneval – Les Mounins – La Ferté-Bernard = 66 km      total = 1029 km

Petit déjeuner à l’hôtel : café au lait, pain beurré

Nous accompagnons mon oncle à la gare d’où son train part à 9h1/4. Et ce n’est qu’à 10h passées que nous quittons Bonneval. Nous pensons malgré tout déjeuner à Authon du Perche, mais nous avions compté sans le changement de temps. L’orage qui a duré toute la nuit est terminé, mais un vent venu de l’ouest s’oppose formellement à notre avance. De plus nous nous arrêtons encore dans des fermes, et récoltons 7 oeufs en 3 fois dans notre matinée. Quand nous arrivons enfin il est 11h1/2 et nous ne demandons pas à déjeuner pensant pouvoir faire comme à Moisy.

Nous continuons donc notre chemin, seulement nous n’osons pas affirmer dans un café qu’il n’y a plus de place au restaurant. C’est donc dans ce dernier que nous entrons tout d’abord. C’est l’unique du petit pays où nous sommes. Il est presque midi1/2 et cependant on nous accepte.

Salade de tomates / beefsteak / haricots verts au jus / salade à la crème / fromage / fruits

Nous avons l’impression d’avoir bouché le creux qui se faisait sentir et nous repartons en flèche, moi devant pour couper un peu le vent qui repousse fortement le panier de Jeannine. Cependant nous roulons sur du plat et peu rapidement. Si bien que nous pensons d’abord coucher à Authon du Perche. Jeannine demande même une chambre, mais on ne nous laisse aucun espoir d’en trouver.
Nous quittons ce village et commençons à reconnaître un paysage plus sarthois : gras pâturages, routes en montagnes russes que nous apprécions pour leurs descentes qui mènent jusqu’au milieu des montées, d’autant plus que le vent s’est un peu calmé.

Après Saint Ulphace Jeannine m’annonce que j’ai besoin de regonfler mon pneu arrière. Cependant je l’ai fait ce matin. Nous nous arrêtons, gonflons le pneu et nous reposons tout en mangeant un fromage car à nouveau – il n’est pourtant que 3h – nous avons faim.

Cette collation terminée, Jeannine tâte mon pneu qui s’est dégonflé. Force nous est de chercher le trou. Nous le trouvons presque immédiatement et réparons.
Puis nous repartons. Après Courgenard mon pneu arrière est encore à plat. Cette fois cela commence à mal aller. La recherche du trou est longue et nous vidons consciencieusement toutes les coupures du pneu. Enfin Jeannine trouve le trou qu’il suffit de boucher.

Second départ. Nous nous arrêtons à quelques fermes avec l’espoir de trouver de la crème. Mais tout le monde est au champ, et nous n’avons rien.
Presque à  La Ferté, Jeannine m’annonce que mon pneu arrière est encore à plat. Je décide d’attendre d’avoir une chambre pour m’en occuper.
Nous trouvons facilement une chambre. D’ailleurs les gens d’ici sont plus complaisants que ceux de La Chartre. De plus il a peu de parisiens et les occupants de la région sont repartis cette nuit.

Nous partons faire un tour en ville afin de trouver une caissette à oeufs et du beurre. Revenues dans l’hôtel nous allons au vélo. La recherche du trou dure longtemps et nous désespérons de le trouver. Ce n’est qu’en passant la main à l’intérieur du pneu que Jeannine sent des pointes : 1 clou et 1 épine. A nouveau réparation et nettoyage en gros des 2 vélos. Dîner dans notre chambre :

2 oeufs durs / fromage / pain beurré / miel

Dans la rue nous avions mangé quelques fruits pour nous faire patienter car les pâtissiers que nous espérions ouverts sont fermés.

Temps : beau
Santé : rien à signaler

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